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Tshikuma met la pression sur Nyange, il réclame des mesures fermes contre la pollution minière

La séance de questions au gouvernement sur la protection de l’environnement dans le secteur minier a tourné jeudi à la mise en garde. Après les explications fournies par Marie Nyange Ndambo, la ministre de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat, le député Eric Tshikuma a exigé que les paroles deviennent rapidement des actes tangibles sur le terrain.

La ministre a confirmé l’existence d’un cadre légal et réglementaire susceptible de prévenir les différentes formes de pollution liées aux activités minières. Mais elle a admis que ces dispositifs, bien que fonctionnels, exigent d’être renforcés, notamment par une meilleure coordination interministérielle et un pilotage plus net entre le ministère des Mines et le ministère de l’Environnement.

Sur instruction du Président de la République, une Commission nationale ad hoc a par ailleurs été mise en place au sein du ministère pour veiller au respect des normes environnementales.Malgré ces avancées institutionnelles, Eric Tshikuma a rappelé l’urgence: les sanctions doivent être plus dissuasives, les mécanismes de réparation plus rapides et transparents, et la répartition des responsabilités entre les différentes structures clairement définie.

La ministre a évoqué des cas récents de non‑conformité, des sanctions et des réparations engagées depuis son arrivée, et s’est engagée à remettre à l’Assemblée un rapport exhaustif listant les entreprises défaillantes, un document crucial pour la redevabilité publique, selon le député. Pour le député national élu de la Funa, la bataille n’est pas seulement administrative. «Au‑delà des textes et des discours, derrière chaque pollution, il y a des villages, des familles, des enfants», a‑t‑il rappelé, soulignant la dimension humaine et sanitaire des manquements constatés. Il a appelé le gouvernement à traduire les engagements en actions visibles, mesurables et rapides, afin que les populations des zones minières puissent constater des améliorations concrètes.

Tshikuma exige donc la mise en place d’une commission et l’existence de normes ne suffisent plus. Place aux mesures fermes, aux sanctions efficaces et à la réparation durable des dommages. Les yeux sont désormais tournés vers le rapport promis et les mesures que le gouvernement entend déployer pour protéger l’environnement et les communautés affectées.

Natine K.

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