
En campagne à Genève du 14 au 16 octobre pour le siège de la RD-Congo au Conseil de l’Union internationale des télécommunications -UIT- au titre de la Région D -Afrique-, le ministre des Postes et Télécommunications, José Mpanda Kabangu, a multiplié les contacts diplomatiques à l’approche du scrutin prévu en novembre 2026 à Doha. Une candidature portée par la vision de transformation numérique du Président Félix Tshisekedi et soutenue par l’ARPTC, avec l’ambition de faire de la RD-Congo le cœur de la connectivité africaine.
C’est une offensive diplomatique discrète mais méthodique que mène la RD-Congo. Du 14 au 16 octobre derniers, Genève, siège de l’Union internationale des télécommunications -UIT-, a accueilli la délégation RD-congolaise conduite par le ministre des Postes et Télécommunications, José Mpanda Kabangu. Objectif: défendre la candidature de la RD-Congo au Conseil de l’UIT pour le mandat 2027-2030, au titre de la Région D -Afrique.
À quelques semaines de l’élection prévue en novembre à Doha, au Qatar, chaque rencontre compte. La délégation a enchaîné les entretiens bilatéraux avec plusieurs États membres, des échanges avec le groupe des Ambassadeurs francophones et une rencontre avec la Direction générale de l’UIT. Au-delà de la quête de soutiens, la démarche traduit la volonté de Kinshasa de faire entendre sa voix là où se définissent les orientations stratégiques du numérique mondial.
Une candidature adossée à la vision présidentielle
Cette ambition s’inscrit dans la vision portée par le Président de la République, Félix Tshisekedi, qui fait de la transformation numérique un enjeu majeur de développement, de modernisation des services publics, d’inclusion des populations et de compétitivité nationale. Pour le gouvernement RD-congolais, siéger au Conseil de l’UIT, c’est s’assurer que les priorités nationales -une connectivité accessible, sûre et adaptée aux besoins des populations- soient inscrites dans les débats internationaux sur l’avenir des télécommunications et la réduction de la fracture numérique. Fort de son vaste territoire, de ses neuf pays voisins et de sa triple appartenance à la CEEAC, à la SADC et à l’EAC, la RD-Congo entend valoriser son potentiel de hub naturel pour l’interconnexion entre l’Afrique centrale, australe et de l’Est.
Dans cette dynamique, l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo -ARPTC- apporte sa contribution technique. Sa participation à la tournée européenne souligne l’importance de l’expertise réglementaire dans la promotion des intérêts du pays. L’institution met en avant les enjeux du marché RD-congolais, promeut le dialogue entre régulateurs et rappelle le rôle de la coopération réglementaire dans l’harmonisation des pratiques, la gestion du spectre des fréquences, l’interconnexion transfrontalière et l’accompagnement des innovations technologiques.
Kinshasa défend quatre priorités: le développement et la résilience des infrastructures, l’extension de la connectivité universelle, la gestion efficace du spectre et le déploiement des réseaux à haut débit, fixes, mobiles et satellitaires. Une ambition soutenue par des indicateurs en nette progression. En 2025, la RD-Congo comptait 73,9 millions d’abonnements mobiles actifs -+15,6%- et 37 millions d’abonnements Internet mobile -+12,3%. Le réseau de fibre optique BBN est passé de 11.382 à 19.762 km -+73,63%-, pour un chiffre d’affaires global de 2,39 milliards USD -+14,6%. Avec son slogan «Connecter l’Afrique depuis son cœur», la RD-Congo entend contribuer à une Afrique mieux connectée et mieux représentée dans la gouvernance mondiale des télécommunications.






