
Axel Tuanzebe a envoyé les Léopards de la République Démocratique du Congo en Coupe du monde, en reprenant victorieusement un corner mal renvoyé de Brian Cipenga, à la 100ème minute de la finale des barrages intercontinentaux face à la Jamaïque. Ce but qui met fin à 52 ans de disette est peut-être le plus important du football RD-congolais en ce 21ème siècle. Défenseur irréprochable pendant plus de 100 minutes, il s’est mué en buteur décisif au moment où tout se jouait, et ce match héroïque n’est pas un coup d’éclat isolé.
Depuis plusieurs rencontres, Tuanzebe s’impose comme l’un des hommes forts de la défense RD-congolaise. Sa régularité, sa rigueur dans les duels et sa sérénité balle au pied ont progressivement transformé l’arrière-garde des Léopards en un véritable forteresse. Aux côtés de Chancel Mbemba, il forme un duo complémentaire devenu essentiel dans le dispositif. En 11 matchs ensemble, le duo Mbemba-Tuanzebe n’a pris que 4 buts -2 face au Sénégal, 1 face au Nigéria et 1 face à l’Algérie. Pour le reste, c’est une copie blanche.
Si Mbemba apporte le leadership, l’impact et la voix, Tuanzebe, lui, incarne la lecture du jeu, la couverture et la constance. Ensemble, ils ont bâti ce que beaucoup décrivent désormais comme un véritable mur. Peu d’espaces laissés, une communication constante, et surtout une capacité à rester concentrés jusqu’au bout, autant d’éléments qui ont renforcé la crédibilité défensive de l’équipe. C’est donc dans cette continuité que s’inscrit la performance de Tuanzebe lors du barrage face à la Jamaïque. Solide, appliqué, presque infranchissable derrière, puis décisif devant.
En une soirée, il a résumé ce qu’il incarne depuis plusieurs matchs, notamment la fiabilité d’un défenseur de haut niveau et l’impact d’un joueur capable de faire basculer l’histoire. Solide derrière, héros devant est, surtout, pilier d’un mur devenu l’un des symboles de cette qualification. Comme pour justifier son surnom outre-méditerranée: «The wall».
Natine K.
