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Sénat: Bahati face à une pétition

Une affaire de pétition secoue le Sénat de la RD-Congo depuis 24 heures. A cette fin, une séance plénière est prévue ce mercredi 18 mars à la Chambre haute du Parlement au cours de laquelle une commission spéciale sera mise en place afin d’examiner la pétition contre le deuxième vice-président du Sénat, le sénateur Modeste Bahati Lukwebo, selon un communiqué consulté mardi par «AfricaNews». «Ce mercredi 18/03/2026 à 13h00, séance plénière: mise en place d’une commission spéciale afin d’examiner la pétition contre le 2ème vice-président du Sénat», a-t-on lu dans ce communiqué signé par la sénatrice Néfertiti Ngudianza, rapporteure du Sénat.

Pour rappel, une pétition a été déposée lundi 16 mars au bureau du Sénat contre Modeste Bahati, deuxième vice-président, pour «incompétence», en marge de la rentrée parlementaire. «Je pense que vous allez lire notre pétition, il y a juste un problème d’incompétence. Ça n’a rien à voir avec sa prise de position contre la révision constitutionnelle», a déclaré le sénateur Dany Kabongo, à sa sortie de la salle internationale de conférence du Palais du peuple, où la Chambre haute du Parlement RD-congolais a lancé la session ordinaire de mars 2026.

Pour cet élu des élus qui évoque l’«incompétence notoire» de Modeste Bahati, ancien président du Sénat, quatre-vingt-trois -83- signatures sont déjà récoltés pour cet exercice parlementaire. Le sénateur Kabongo a reproché au président et autorité morale de l’Alliance des forces démocratiques du Congo et alliés -AFDC-A- une «incompétence dans l’exercice de ses fonctions de deuxième vice-président de la Chambre haute du Parlement». Modeste Bahati, lors d’une sortie médiatique récente, s’était opposé à toute révision constitutionnelle en RD-Congo. Ce qui a poussé les sénateurs de sa formation politique à le désapprouver, le conduisant à un mea culpa public, lors de sa dernière sortie médiatique, expliquant que ses déclarations sur la Constitution avaient été sorties de leur contexte et mal interprétées.

Une rumeur de démission 

Une rumeur fait le tour des réseaux sociaux annonçant une prétendue démission du deuxième vice-président de la Chambre haute du Parlement de la RD-Congo. Une information démentie mardi par le secrétariat général de l’Alliance des forces démocratiques du Congo -AFDC-, dans un autre communiqué consulté par «AfricaNews».

«Il est porté à l’attention de l’opinion publique nationale et internationale qu’une lettre apocryphe circule actuellement sur les réseaux sociaux, annonçant de manière frauduleuse la démission de l’honorable sénateur Professeur Modeste Bahati Lukwebo de ses fonctions de deuxième vice-président du Sénat. Il assume pleinement et sereinement les hautes responsabilités qui lui ont été confiées au sein de la Chambre haute du Parlement, conformément à la vision de consolidation des institutions de la République. Notre autorité morale reste sereine et suivra la procédure normale jusqu’au bout. La lettre qui circule est un faux, il demeure dans l’Union sacrée et au bureau du Sénat», écrit le secrétaire général de la formation politique AFDC, Philippe Udji.

A considérer le nombre de signatures récoltées, la guerre de positionnement politique refait surface à l’Union sacrée de la nation, plateforme soutenant le Président Félix-Antoine Tshisekedi et dont les sociétaires se partagent les postes dans les différentes institutions et services publics sur base de leurs poids politiques au sein des chambres parlementaires au niveau provincial et national. 

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