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Séminaire résidentiel à Kisantu: le FPI se dote de plans d’actions pour fin 2018

Les responsables de différentes directions du Fonds de promotion de l’industrie -FPI- ont séjourné à Kisantu, dans la province du Kongo Central, pour un séminaire résidentiel de cinq jours, soit du 16 au 20 août 2018 au sein du domaine touristique Mbwela Lodge, sur l’évaluation à mi-parcours du plan stratégique des directions, établi en début d’année en fonction de la nouvelle politique et la nouvelle vision. Au terme de ces assises visiblement passées en mode détendu, les cadres du FPI ont élaboré un chronogramme des actions prioritaires à mener d’ici fin 2018, tout en dégageant des stratégies pour la stabilisation et l’amélioration du FPI nouveau. Ces travaux se sont déroulés autour de la thématique «Mobiliser plus pour financer mieux». En clair, il s’agit de faire le bon choix des projets afin d’impacter l’économie du pays. 
 
A mi-parcours de l’année 2018, le Fonds de promotion de l’industrie -FPI- s’est donné le devoir de réunir toutes ses directions pour évaluer le plan stratégique des directions, établi en début d’année en fonction de la nouvelle politique et la nouvelle vision. Ces travaux se sont déroulés sous un climat détendu au cours d’un séminaire résidentiel à Kisantu dans la province du Kongo Central, du 16 au 20 août 2018. Présent à ces assises, le Directeur général du FPI, Patrice Kitebi, a indiqué qu’il était question de faire le bilan de l’état d’avancement de ce plan stratégique sur la base de cadre logique de chacune des directions, au regard des objectifs et résultats arrêtés dans ledit plan.
Il a circonscrit ce séminaire dans le cadre de la mission du FPI de «contribuer à l’essor d’une économie RD-congolaise émergente à l’horizon 2030 grâce à un tissu industriel diversifié, intégré et complétif, tourné vers la satisfaction des besoins intérieurs et extérieurs, s’appuyant sur le développement harmonieux des chaines des valeurs dans tous les 145 territoires de la République». En clair, c’est une radioscopie de l’ensemble de fonctions de l’entreprise qui venait d’être faite durant ces cinq jours à Kisantu. Chaque direction est passée pour présenter l’état de lieux et d’exécution des objectifs à fin juillet. Les différentes recommandations ont été adoptées et le FPI a maintenant des plans d’actions qui vont le conduire vers la fin de l’année 2018 avec l’assurance que tous ses objectifs seront atteints.
Les séminaristes ont pu élaborer un chronogramme des actions prioritaires à mener d’ici fin 2018 et dégager des stratégies pour la stabilisation et l’amélioration du FPI nouveau.
«Ce qu’il faut mettre en exergue, c’est la volonté collective d’apporter chacun sa pierre à l’édification du FPI nouveau. Nous sommes venus travailler sur la thématique Mobiliser plus pour financer mieux. Parce qu’on a déjà dépensé plusieurs millions de dollars mais les effets n’étaient pas toujours visibles. Aujourd’hui, le FPI, alignant sa stratégie sur la stratégie globale de développement du pays, se donne une vision qui s’articule sur la volonté du gouvernement d’aller vers l’émergence à l’horizon 2030», a fait savoir le DG Kitebi. Et de poursuivre: «notre mission est d’assurer le développement industriel, avec un tissu industriel intégré, compétitif, diversifié et qui développe des chaines des valeurs sur l’ensemble du territoire national. Ça, c’est notre contribution à l’effort global du gouvernement, et toutes les stratégies que nous développons ici sont alignées sur la stratégie du gouvernement».
Rôle de la direction des études pour financer mieux
Pour Patrice Kitebi, collecter la taxe et recouvrer les prêts consentis l’an passé, permettra l’atteinte de la nécessité de mobiliser plus pour mieux financer. De son avis, financer mieux c’est d’abord avoir une analyse détaillée, approfondie, une connaissance fine de différents écosystèmes sur chacun des territoires qui composent la RD-Congo. Il a évoqué, sur ce, le rôle majeur de la direction des études au sein du FPI.  «La direction des études devient pour nous une direction extrêmement importante du fait qu’elle doit nous donner l’éclairage; et les études qu’elle fait avec l’appui des partenaires extérieurs, nous permettent de mieux comprendre les réalités dans chacune des provinces; de mieux connaître les filières qu’on peut développer en fonction de potentialités locales, mais surtout aussi de mieux cerner les contraintes sur lesquelles il faut agir pour que nous puissions donner plus de chances à nos financements d’atteindre les résultats que nous poursuivons», a-t-il renseigné. Face au déficit d’infrastructures dont le comblement, selon Kitebi, ne peut pas être la seule affaire de l’Etat, il a souligné que le rôle du FPI est de faire en sorte qu’à travers les études, notamment dans les secteurs des ports, des aéroports, des infrastructures de base, l’on puisse montrer qu’il s’y trouve des opportunités de gagner de l’argent pour le secteur privé.
«En faisant cela, le but est qu’au terme du processus, qu’on organise des conférences des investisseurs du secteur privé pour qu’ils viennent aussi investir dans le secteur des biens publics, des infrastructures pour pouvoir réduire le déficit en infrastructures et donner aux projets que nous finançons la chance d’être réalisés dans les meilleures conditions d’efficacité et de compétitivité», a-t-il expliqué. Patrice Kitebi a rassuré que dans le cadre de la nouvelle vision, le FPI examine au quotidien le processus de supervision, sa propre organisation, ses propres procédures, ainsi que le fonctionnement de l’audit interne. Selon le DG, cela leur  permet de s’assurer que les risques du point de vue de la gestion, sont bien pris en charge.
Le FPI, instrument de soutien à la politique industrielle
En ce qui concerne les recettes, Patrice Kitebi a promis que leurs objectifs seront pulvérisés, grâce au nouveau dispositif que le FPI vient de définir avec la douane, basé entre autres sur la fiscalisation des importations du secteur  minier qui, avant, ne payait pas la TPI. Les cadres du FPI se sont également attelés sur les aspects de recouvrement des prêts, dont le taux a atteint aujourd’hui 69% par rapport aux années antérieures. «Aujourd’hui, les prêts qui ont été consentis ont vocation à revenir. Il y a 99 projets qui n’ont pas été réalisés par des opérateurs économiques indélicats. Cet argent doit revenir», a insisté le DG Kitebi.  Peu avant de clore son propos, le n°1 du FPI a invité les professionnels des médias à communiquer autour des résultats atteints à ce jour par son entreprise et de ses perspectives, tout en insistant sur le fait que le FPI est un instrument du gouvernement en matière de soutien à sa politique industrielle. Et qu’aujourd’hui, grâce aux réformes menées avec l’appui politique du gouvernement et du Chef de l’Etat, le FPI émerge de cendres et devient un instrument dans lequel le gouvernement peut investir sa confiance pour le redémarrage des activités de financement au niveau du secteur de l’industrie.
Devant les cadres présents à cette rencontre, Patrice Kitebi a signifié que la matérialisation de cette nouvelle vision du FPI se décline dans un objectif ultime basé sur la sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté, consistant à maximiser plus des ressources issues de la taxe et des créances, à maitriser les charges d’exploitation et à mettre en œuvre une bonne gouvernance.
Olitho KAHUNGU

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