
A l’occasion de la première Semaine nationale du Climat, la professeure Marie Nyange Ndambo, ministre de l’Environnement, développement durable et nouvelle économie du climat, a tenu, mercredi 29 octobre, une séance de travail stratégique avec les 26 ministres provinciaux en charge de l’Environnement.
Cette rencontre visait à renforcer la collaboration entre le gouvernement central et les provinces, dans l’optique de partager la vision du nouveau leadership ministériel et recueillir les doléances des différentes provinces. Cette rencontre marque également la volonté du gouvernement à bâtir une gouvernance environnementale participative et décentralisée.
Au cours de cette séance, Marie Nyange a présenté le nouveau programme gouvernemental. Baptisée, «La Forêt, c’est nous», cette feuille de route de l’Exécutif national place les citoyens au cœur de la gestion durable des ressources naturelles et forestières. Ce programme reflète surtout la vision du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, de faire de la RD- Congo un pays-solution face à la crise climatique mondiale.
«Nous devons bâtir une gouvernance environnementale forte, où chaque province devient un maillon essentiel dans la mise en œuvre des politiques publiques. ‘La Forêt, c’est nous’ doit être le symbole de cette responsabilité partagée », a déclaré la ministre.
En clair, cette séance marque le lancement d’un cadre permanent de concertation entre le ministère national et les ministres provinciaux. À terme, ce dispositif permettra d’harmoniser les politiques environnementales, favoriser les échanges d’expériences et assurer une mise en œuvre efficace des programmes gouvernementaux à travers le pays.
«Nous étions invités pour participer à l’atelier. Malgré ses multiples occupations, la ministre a eu le temps d’écouter les 26 provinces. Elle a laissé le temps à chaque province de s’exprimer par rapport à ses besoins et difficultés», s’est réjoui Wivine Tongu, ministre provincial de l’Environnement du Haut-Uele. Pour elle, cette rencontre a permis de dire à la ministre ce qui se passe entre les provinces et les partenaires.
«Les partenaires ont tendance à se confier à Kinshasa et les avantages restent à Kinshasa. Les provinces et les peuples autochtones qui sont des bénéficiaires directs de ces investissements continuent à croupir dans la misère au moment où ses bois, herbes sont exploités», a-t-elle poursuivi.
Dans le Haut-Uele particulièrement, des études ont été menées pour contourner cette pratique en poussant nos partenaires à utiliser la main d’œuvre autochtones.
Une politique qui pourrait inspirer la ministre Marie Nyange Ndambo, émerveillée, au passage, par l’engagement des provinces. En clôturant les travaux, elle a réaffirmé la détermination du gouvernement à accompagner les initiatives locales visant la protection de l’environnement, la gestion durable des forêts et la lutte contre les effets du changement climatique.
Mymye MANDA



