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Samuel Mbemba dresse l’horreur d’Uvira: plus de 1 500 morts et 14 400 femmes violées

Le ministre des Droits humains, Me Samuel Mbemba Kabuya, a présenté, le mardi 7 avril 2026, un rapport accablant sur les exactions commises durant l’occupation d’Uvira par l’armée rwandaise et ses supplétifs de l’AFC/M23. Un bilan humain et humanitaire d’une rare gravité. 

Le ministre des Droits humains, Me Samuel Mbemba, a échangé avec la presse, le mardi 7 avril 2026 dans son cabinet de travail, autour de la situation des droits humains dans la ville d’Uvira, couvrant la période du 10 décembre 2025 au 18 janvier 2026, correspondant à l’occupation de la ville par l’armée rwandaise et ses supplétifs de l’AFC/M23. D’entrée de jeu, le ministre a dressé un bilan macabre découlant de ces atrocités.

«Je vous ai invités ce mardi 7 avril 2026 pour vous présenter le rapport sur la situation des droits humains dans la ville d’Uvira et ses environs durant l’occupation rwandaise, soit du 10 décembre 2025 au 18 janvier 2026. Durant cette période, la vie quotidienne des populations s’est transformée en une lutte pour la survie. Les bombardements, les exécutions sommaires, les enlèvements, les violences sexuelles et les pillages ont instauré un climat de terreur généralisée», a-t-il fait savoir.

Et de poursuivre: «les chiffres parlent d’eux-mêmes et traduisent l’ampleur de cette catastrophe humanitaire. Plus de 1 500 morts, victimes directes des offensives armées et du manque d’accès aux soins. Plus de 300 000 personnes déplacées, contraintes d’abandonner leurs foyers dans la précipitation, et plus de 12 000 enfants affectés et exposés à la déscolarisation, aux traumatismes psychologiques et à la séparation familiale».

Le ministre Samuel Mbemba a indiqué qu’à cette tragédie s’ajoute une entreprise systématique de pillage et de destruction. «Plus de 162 camions identifiés, venant du Rwanda, dans les opérations de spoliation organisée», a-t-il signalé. Ce rapport révèle également la découverte de fosses communes, témoignages de l’ampleur des pertes humaines. En effet, plus de 3 fosses communes à Mayi ya Moto avec 115 corps, 1 fosse à Kilomoni avec 31 corps, 1 à Kala, 2 à Rutembo et 2 tombes à Kaponda.

Durant cette période, plus de 14 400 femmes ont été victimes de violences sexuelles dans la ville d’Uvira et ses environs. Dans la foulée, Me Samuel Mbemba a rassuré que ces crimes commis par le Rwanda en RD-Congo ne resteront pas impunis. Le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi, a-t-il affirmé, a actionné toutes les machines pour que justice soit faite pour le peuple RD-congolais.

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