
La dynamique des leaders politiques et communautaires de la Grande Orientale hausse le ton. Dans une déclaration lue mardi 7 avril 2026 à Kinshasa, elle appelle à la mise en place «urgente» d’une commission multidisciplinaire chargée d’évaluer et de proposer des réformes de la Constitution. Pour cette plateforme, le débat en cours sur la révision ou le changement de la Loi fondamentale doit désormais franchir un cap.
«Les échanges ont été républicains et démocratiques», reconnaissent ces leaders, qui estiment toutefois que le moment est venu d’aboutir à des propositions concrètes. Ils plaident ainsi pour un cadre structuré et inclusif, reposant sur une commission réunissant des experts de divers horizons, capable de formuler, «le cas échéant, des options essentielles» en phase avec la dynamique sociopolitique du pays. La plateforme se dit, à cet effet, prête à mettre à contribution ses propres experts.
«Nous réitérons notre soutien à la mise en place urgente d’une commission multidisciplinaire et restons disposés à mettre à disposition nos experts afin de garantir une prise en compte efficiente des avis et des aspirations profondes des populations», a déclaré Ayi Idambituo, coordonnateur de la dynamique. Sur le plan sécuritaire, ces leaders condamnent «avec la dernière énergie» les tueries survenues dans la nuit du 1er au 2 avril dans le territoire de Mambasa, attribuées aux rebelles ADF.
Ils présentent leurs condoléances aux familles endeuillées et appellent le gouvernement à renforcer les dispositifs sécuritaires pour neutraliser les assaillants. Par ailleurs, évoquant la récente conférence des gouverneurs tenue dans le Kwilu, ils insistent sur la nécessité d’une «redevabilité régulière» des exécutifs provinciaux, considérée comme un levier de stabilité institutionnelle.
Enfin, la dynamique salue la qualification des Léopards à la phase finale de la Coupe du monde, qu’elle qualifie d’«exploit historique», tout en remerciant les autorités pour leur implication. Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par l’intensification du débat sur l’avenir de la Constitution. Elle fait écho à l’annonce du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi, qui avait évoqué, en octobre 2024 à Kisangani, la création prochaine d’une commission nationale multidisciplinaire dédiée aux réformes constitutionnelles.

