
Le gouvernement RD-congolais franchit une nouvelle étape dans la réforme de la Police nationale congolaise -PNC. Le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, a officiellement lancé, le jeudi 9 juillet 2026, la phase opérationnelle de l’identification biométrique des effectifs de la PNC, un projet stratégique destiné à moderniser la gestion des ressources humaines de l’institution. L’opération sera déployée progressivement dans les 26 provinces du pays, avec Kinshasa comme province pilote. Sa mise en œuvre est assurée par la société Africa Business Agency -ABA-, en collaboration avec la Direction informatique de la PNC.
À travers cette réforme, les autorités entendent mettre en place un fichier biométrique unique, fiable et sécurisé des agents de la Police nationale congolaise. L’objectif est d’assainir les effectifs en éliminant les doublons et les agents fictifs, de fiabiliser la gestion de la paie, mais aussi d’améliorer la planification des recrutements, des affectations et des promotions. La cérémonie s’est déroulée en présence du vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, du vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, ainsi que de la vice-ministre des Finances, Gracia Yamba Kazadi, témoignant de l’engagement du gouvernement en faveur de cette réforme.
À cette occasion, le président du conseil d’administration d’Africa Business Agency -ABA-, Claude Kikoka Mbala, a remis officiellement au VPM Jacquemain Shabani le rapport d’audit des effectifs de la Police nationale congolaise. Ce document constitue le socle du lancement de l’enrôlement biométrique et devrait contribuer à renforcer la gouvernance de la PNC, la transparence dans la gestion des carrières ainsi que la fiabilité des données administratives. En s’appuyant sur les technologies biométriques, le gouvernement entend doter la Police nationale congolaise d’un système moderne de gestion des effectifs, considéré comme un levier essentiel pour améliorer la gouvernance, renforcer l’efficacité de l’administration policière et consolider la réforme du secteur de la sécurité.

