
Les chefs d’agences du système des nations unies qui œuvrent pour améliorer la situation de la santé maternelle, néonatale, infantile et adolescente (H6+) ont renouvelé, le 28 décembre, leur engagement à accompagner le gouvernement congolais dans la mise en œuvre de la couverture santé universelle dans le pays, notamment à travers la première phase consacrée à la gratuité de la maternité et des soins aux nouveau-nés. Objectif : améliorer la qualité des soins de santé cruciale et mettre à l’échelle dans tout le pays cette offre.
En RD-Congo, la situation de la santé maternelle et néonatale en RDC est préoccupante. Le mois passé, le partenariat H6+, qui réunit plusieurs agences onusiennes dont ONUSIDA, ONU FEMMES, UNFPA, UNICEF, OIT, USAID, OMS, PAM et Banque mondiale, avait organisé la toute première Semaine de la mère et du nouveau-né en RDC afin de repositionner la santé maternelle et néonatale dans l’agenda des partenaires dans un pays qui compte 547 décès maternels pour 100,000 naissances vivantes et 28 décès néonatals pour 1000 naissances vivantes.
Des statistiques très éloignés du 3ème objectif de développement durable (ODD) axé sur la santé et le bien-être qui promeut la réduction du taux de mortalité maternelle en dessous de 70 pour 100 000 naissances vivantes et l’élimination des décès évitables de nouveau-nés et d’enfants de moins de 5 ans, tout en ramenant la mortalité néonatale à 12 pour 1000 naissances vivantes au plus.
Avec l’intensification de son soutien, le système onusien veut accompagner encore plus le gouvernement congolais dans les interventions à haut impact sur la santé maternelle, néonatale et des adolescents mais aussi la nutrition. Le partenariat H6+ entend également «appuyer davantage l’amélioration de la qualité de l’offre des services de santé maternelle et néonatale en renforçant les capacités humaines et institutionnelles à chaque niveau du système de santé, la recherche opérationnelle-développement scientifique et socioéconomique, l’innovation et le transfert des technologies appropriées à des conditions convenues d’un commun accord».
Au-delà de la santé maternelle et néonatale, le soutien du partenariat H6+ vise également la réduction de malnutrition parmi les enfants de moins de 5 ans, les adolescents et les femmes en âge de procréer; ainsi que l’assurance de l’accès à tous des services de santé sexuelle et procréative, y compris à des fins de planification familiale, d’information et d’éducation mais aussi de la prise en compte de la santé procréative dans toutes les stratégies des programmes nationaux.
Convaincu que le développement de la RD-Congo passe également par la bonne santé et la contribution de tous, y compris les femmes, filles, adolescents, le partenariat H6+ des Nations-Unies est déterminé à mettre fin aux décès maternels et néonatals évitables, comme l’explique une des pensées maitresses de l’UNFPA: «Aucune femme ne devrait mourir en donnant la vie et aucun bébé ne devrait mourir en venant au monde!».



