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RDC : Muyaya et Kabanda dévoilent le Document de Politique de défense

Le ministre en charge de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, et son collègue de la Défense nationale et Anciens combattants, Gilbert Kabanda, ont procédé, le mardi 27 décembre au studio Mama Angebi de la RTNC, à la présentation du Document de Politique de défense de la RD-Congo. Etaient présents à cette cérémonie, les diverses personnalités du monde aussi bien politique que diplomatique, sans oublier les concernés eux-mêmes à savoir: le Chef d’Etat-major général des FARDC, le général Tshiwewe, ses adjoints, y compris toutes les autres épaules galonnées du monde militaire et de la Police, jusqu’aux anciens généraux sous le Maréchal Mobutu, à l’instar du général Baramoto.

Dans cet exercice inédit, il était question pour les deux membres du gouvernement des Warriors de dévoiler, à l’attention du public, les axes stratégiques qui fondent la vision du Chef de l’Etat en matière de la construction d’une armée forte et à la hauteur des attentes de tous les RD-Congolais.  C’est un document qui établit les piliers majeurs sur lesquels sera ensuite défini et bâti le tronc organisationnel et fonctionnel de l’armée. Prenant la parole pour dévoiler lesdits axes, le patron de la Défense nationale a tenu à lever l’équivoque au sujet de ce qui est du domaine public et de ce qui ne l’est pas. Pour lui, dévoiler les axes n’a rien à voir avec la révélation des secrets militaires, car ces axes ne sont pas des stratégies militaires comme d’aucuns pourraient le penser.

Par contre, ce document tient tout simplement à montrer aux RD-Congolais ce que leur armée est et comment les militaires sont encadrés. «Nous n’allons aborder ici que ce qui est du domaine public», a signifié Gilbert Kabanda apaisant qu’il ne sera pas question d’informer sur quoi que ce soit lors de la mise en œuvre de ces axes. Dans sa présentation historique des FARDC, depuis l’indépendance jusqu’à nos jours, «il n’y a jamais eu en RD-Congo une politique de défense clairement définie. D’où, l’incapacité de notre armée à vaincre toutes sortes d’attaques que le pays a connues», a-t-il rappelé, faisant ainsi allusion aux deux sécessions que la RD-Congo a connues au début des années soixante, notamment la sécession katangaise et la sécession kasaïenne qui n’ont été vaincues que grâce à l’intervention de l’ONU. Tandis que l’armée de l’époque n’avait aucune capacité d’en venir à bout. D’où la nécessité pour le Chef de l’Etat et le gouvernement d’œuvrer pour «la montée en puissance de notre armée».

Le ministre Kabanda a souligné que «nous avons toujours eu une armée, mais avec une faiblesse d’avoir la main tendue en cas d’attaque». Il a, dans le même ordre d’idées, cité également le cas de la guerre d’agression menée contre la RD-Congo, toujours à cause de ses richesses, par le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda, mais qui n’a pris fin que par le concours des troupes angolaises, namibiennes et zimbabwéennes. Idem pour la guerre du Shaba face à laquelle le Maréchal Mobutu a pu recourir à l’armée royale marocaine pour chasser les ex gendarmes katangais.

Face à ce tableau, «il nous faut une armée forte», a indiqué l’orateur soulignant, avec son collègue de la Communication et Médias, que cela est au cœur des préoccupations de Félix Tshisekedi qui ne jure que par la montée en puissance des FARDC. Car, comment peut on se vanter d’avoir un pays énormément riche, mais sans penser à construire une armée forte et à même de sécuriser ces richesses, a t il déploré, soulignant que même dans une parcelle pleine de biens, on prévoit toujours un chien pour la sécurité. Ce qui n’est pas le cas pour la RD-Congo. Mais comment élever les FARDC à la dimension de ces enjeux? Les deux orateurs ont annoncé l’organisation d’un service militaire obligatoire pour les jeunes étudiants, y compris un service militaire contractuel pour 5 ou 10 ans comme cela se fait sous d’autres cieux. Et de préciser que cela devra être étudié au niveau du Conseil des ministres. Il en est de même de l’organisation de la diplomatie de défense qui «est au point mort». Or, c’est elle qui devrait au moins nous aider à prévenir toute attaque de l’ennemi, à partir de l’extérieur».

Selon le document présenté ce mardi, la mise en œuvre de la politique de défense devra se faire dans un cadre logique des six fonctions stratégiques classiques telles que la connaissance, la prévention, l’anticipation, la dissuasion, la protection et l’intervention.

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