
Consacrées essentiellement à l’accroissement des recettes de l’État, les Journées scientifiques de Kinshasa ont fermé leurs portes, le jeudi 18 juin 2026, après trois jours de travaux centrés sur la stratégie, la performance et la réforme du système de mobilisation des ressources publiques. La clôture de ces assises a été assurée par le président de la Commission économique, financière et contrôle budgétaire -ECOFIN- de l’Assemblée nationale, Guy Mafuta Kabongo, qui a appelé les parties prenantes à transformer les recommandations issues de ces travaux en actions concrètes.
Dans son mot de clôture, le président de l’ECOFIN de la Chambre basse a exhorté le gouvernement à accélérer la mise en œuvre des recommandations issues de ces assises et a appelé l’Assemblée nationale à renforcer son contrôle sur l’exécution des budgets des régies financières, en vue d’améliorer durablement la mobilisation des recettes publiques. À l’en croire, les conclusions de ces Journées scientifiques de Kinshasa doivent servir de feuille de route pour des réformes structurelles et concrètes au service de la performance économique et financière de la RD-Congo. Bien avant, l’administratrice de la Confédération des petites et moyennes entreprises du Congo -COPEMECO-, Suzanne Ntumba, a plaidé pour la nécessité d’une réforme fiscale profonde et adaptée aux réalités des opérateurs économiques.
Pour elle, les PME qui représentent plus de 80% de l’activité économique nationale évoluent majoritairement dans l’informel, tout en faisant face à une pression fiscale jugée inadaptée, à la lourdeur administrative et à un accès limité au financement. Voilà pourquoi elle a plaidé pour une simplification du système fiscal et la mise en place d’un guichet unique de recouvrement afin de réduire les tracasseries administratives.
De son côté, la Fédération nationale des artisans, petites et moyennes entreprises du Congo -FENAPEC-, à travers son président Jean-Pierre Mbuku Mbumba, a insisté sur la structuration du secteur des artisans et PME. Il a ainsi appelé à une meilleure organisation du tissu entrepreneurial, à une catégorisation claire des entreprises selon leur taille et leur capital, ainsi qu’à un accompagnement renforcé de l’État en matière de financement et de formation. Jean-Pierre Mbuku a également mis en avant la nécessité de résoudre les contraintes structurelles qui freinent le développement du secteur. Il convient de souligner que les travaux ont mis en évidence plusieurs axes majeurs pour l’amélioration des recettes publiques, notamment le renforcement du recouvrement fiscal, l’élargissement de l’assiette, la lutte contre les fuites de recettes et la valorisation des ressources nationales. Les intervenants ont unanimement plaidé pour une gestion plus rigoureuse, scientifique et efficace des finances publiques.

