
Le Président Félix Tshisekedi lancera le 25 août prochain une campagne de solidarité nationale permanente en faveur des victimes des crises à l’est de la République Démocratique du Congo et des catastrophes naturelles, a annoncé jeudi le gouvernement. Lors d’un briefing à Kinshasa, la ministre d’État aux Affaires sociales, à la Solidarité et à l’Action humanitaire, Eve Bazaiba, a précisé que l’initiative vise les déplacés internes, notamment ceux qui fuient les violences dans l’Est du pays et sont regroupés sur 176 sites, ainsi que les victimes d’Ebola, des inondations et des intempéries.
«En date du 25 août prochain, aura lieu le lancement de la Campagne de solidarité nationale permanente par le Chef de l’État, pour inculquer dans l’âme du Congolais la culture de la solidarité et de l’amour du prochain», a déclaré Bazaiba. Elle a déploré «l’indifférence» des Congolais «aux malheurs de leurs frères et sœurs en détresse». Selon la ministre, plus de 15 millions de Congolais sont déplacés depuis trois décennies. Sur ce total, 60% le sont en raison de la guerre dans l’Est, 25% à cause d’Ebola et 15% en raison des aléas climatiques.
Une caisse et du bénévolat
Bazaiba a indiqué que la campagne sera «bénévole» et «permanente». «Tous ceux qui y seront commis n’auront pas de salaire», a-t-elle assuré, soulignant qu’il s’agit de «stimuler cette solidarité nationale pour permettre aux Congolais de se soutenir entre eux». La ministre a annoncé la création prochaine d’une «caisse de solidarité» gérée par un comité de pilotage composé d’assistants sociaux et d’agents de son ministère. Cette caisse concernera également les personnes vulnérables, dont les personnes vivant avec handicap, les personnes âgées et les malades chroniques.
Autre objectif affiché: «renforcer l’amour patriotique et lutter contre le tribalisme qui semble gagner du terrain en RDC». Un arrêté fixant les modalités de la collecte sera signé prochainement. La collecte débutera à Kinshasa avant de s’étendre aux provinces. Les fonds récoltés dans la capitale seront, selon la ministre, répartis à travers tout le pays.



