
En mission officielle en RD-Congo, le Secrétaire général adjoint des Nations unies en charge des Opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, a échangé, mardi 17 septembre, avec le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, essentiellement sur la question liée à la guerre de l’Est de la RD-Congo.
A cette occasion, Bintou Keita, représentante du Secrétaire général des Nations unies en RD-Congo et patronne de la MONUSCO, qui accompagnait Jean-Pierre Lacroix, a demandé et obtenu du président de l’Assemblée nationale la tenue d’une séance plénière spéciale sur la situation sécuritaire à l’Est du pays. Une tribune qui sera offerte à la MONUSCO pour éclairer la lanterne des députés nationaux et, par ricochet, la population RD-congolaise sur certaines questions en rapport avec l’exécution de sa mission. Les échanges entre le président de la Chambre basse du Parlement et Jean-Pierre Lacroix ont tourné autour du processus de paix en RD-Congo et sur le soutien des Nations unies aux efforts que fournit le Président Félix-Antoine Tshisekedi pour pacifier la partie Est du pays.
Tout en saluant l’engagement de la RD-Congo notamment dans le processus de paix de Luanda et celui de Nairobi, Jean-Pierre Lacroix a souligné la nécessité de l’engagement de toutes les parties prenantes pour le retour d’une paix durable dans la région.
«Il y a des centaines de milliers de personnes qui sont protégées par les Nations unies, la MONUSCO, les agences humanitaires et les ONG. Ces populations ont besoin d’un soutien continu en même temps, le renforcement de la présence de l’Etat RD-congolais. C’est évidemment notre objectif qui est complémentaire avec la poursuite des efforts de paix. Nous sommes très engagés en ce domaine, à la fois pour le soutien politique aux efforts conjugués dans le cadre du processus de Luanda, sous les hospices de la médiation angolaise. Nous lui apportons aussi un soutien opérationnel avec les moyens de la MONUSCO pour soutenir notamment la vérification du cessez-le-feu», a déclaré Jean-Pierre La Croix.
Et de poursuivre: «nous avons demandé et obtenu du Conseil de sécurité un mandat pour soutenir davantage, avec les moyens de la MONUSCO, la force de la SADC… Donc, vous voyez qu’il y a un ensemble des taches qui concourent tous au même objectif qui est de faire revenir une paix durable dans l’Est de la RD-Congo et dans l’ensemble de la région. J’ai écouté avec beaucoup d’intérêt les points de vue du président de l’Assemblée nationale, les mesures qui, à son avis, devraient intervenir pour faire de cet espace de la région des Grands lacs, un espace de coopération, de prospérité économique et sociale».
Le Secrétaire général adjoint des Nations unies en charge des Opérations de maintien de la paix a rappelé au président de l’Assemblée nationale que le rôle que les Nations unies attend du Parlement RD-congolais est celui de s’investir dans le renforcement de l’appareil sécuritaire RD-congolais et de soutenir toutes les résolutions prises dans le cadre de la recherche de la paix en RD-Congo. Pour sa part, le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a passé en revue les grandes lignes charnières de l’aboutissement total du processus de paix dans la sous-région des Grands lacs.
Il a insisté sur la nécessité de l’implication de tous les acteurs dans la résolution finale issue du processus de paix déjà enclenché. Vital Kamerhe a, par ailleurs, relevé le fait que l’Assemblée nationale, à travers les élus nationaux, sensibilise la population sur le processus de paix en cours. Il a aussi fait savoir qu’à travers la diplomatie parlementaire agissante, la Chambre basse est déjà à pieds d’œuvre, en dénonçant cette guerre injuste imposée à la RD-Congo par le Rwanda et en invitant tous les partenaires internationaux à s’impliquer dans la recherche de la paix en RD-Congo.
