
Les jours à venir sont encore prometteurs au sein de l’Administration publique. En effet, à sa prise de fonctions, à la suite de sa reconduction dans le gouvernement, le vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a annoncé les couleurs de son deuxième mandat placé sous le signe de la consolidation des acquis des réformes déjà amorcées. Dans son adresse aux agents publics de l’Etat, il a pratiquement dressé la liste des actions prioritaires de ce mandat qui vient de commencer.
Au nombre des principaux défis, le vice-Premier ministre Jean-Pierre Lihau a évoqué premièrement la réforme de la politique salariale au sein de l’Administration publique. «La politique salariale va nous permettre de tourner définitivement la page de la mafia financière au sein de nos administrations et de soigner les blessures de plusieurs agents restés trop longtemps sous-payés ou sans salaire», a-t-il déclaré.
Et de renchérir: «la politique salariale actuelle a démontré ses limites. Elle est dépassée et porteuse d’injustices et de disparités insupportables. Elle doit au plus vite être remplacée par une nouvelle plus juste et plus en phase des réalités d’aujourd’hui. Chaque agent certifié régulier et qui est à la tâche, a droit à une juste rémunération en salaire et en prime. Le principe qui va désormais prévaloir, c’est celui de l’égalité salariale, mieux celui de l’équité».
Pour rendre possible l’égalité des salaires, Jean-Pierre Lihau s’est engagé à la suppression des zones salariales pour que tous les agents publics des villes comme du Congo profond soient égaux en droits et devant la loi. Le deuxième défi prioritaire du mandat de Jean-Pierre Lihau va être de celui de l’amélioration et de l’efficacité des services publics pour lesquels il compte apporter des solutions rapides.
«La Fonction publique étant au carrefour de tous les secteurs vitaux de la nation et de tous les services publics, nous tâcherons de travailler avec les responsables sectoriels concernés en vue de rendre possible cette noble ambition d’innovation du service public dans notre pays», a annoncé le patron de la Fonction publique.
Dans son adresse, Jean-Pierre Lihau a fait savoir que d’autres défis prioritaires vont également occuper une place de choix au cours de ce mandat. A ce effet, il a notamment évoqué le cas de la formation continue obligatoire pour les agents et fonctionnaires de l’Etat pour leur permettre d’être outillés et de répondre de manière beaucoup plus efficace aux impératifs du monde moderne.
«C’est aussi le cas du défi relatif à l’exigence de la débureaucratisation de la Fonction publique avec à la clé la création de certains corps des métiers tels que les éboueurs, les techniciens de surface, les cantonniers, les paysagistes; tous dédiés à l’entretien, l’assainissement et l’embellissement de nos villes et de notre environnement de vie», a-t-il souligné.
Et de préciser: «tous les fonctionnaires ne sont pas appelés à prester dans des bureaux et on ne peut pas non plus laisser nos villes entre les mains des associations et ONG dont les actions ont démontré suffisamment leurs limites».
Dans le même souci d’innover, le vice-Premier ministre, Jean-Pierre Lihau, a promis de soumettre prochainement au Conseil des ministres le remplacement d’une partie des effectifs d’agents devant partir à la retraite par cette nouvelle catégorie de fonctionnaires. Durant ce nouveau mandat, le vice-Premier ministre, Jean-Pierre Lihau, a rassuré les fonctionnaires qu’il sera le ministre du dialogue, de la démocratie sociale, un ministre qui respecte chaque agent dans sa spécificité et un ministre qui ouvrira la voie vers une grande admiration efficace, intègre et respectée. «Le Président de la République et la Première ministre m’ont d’ores et déjà fixé le cap et je sais pouvoir compter à tout moment sur leur soutien, sur l’apport et l’accompagnement de tous les membres du gouvernement», a-t-il rassuré.
Et de conclure: «devant vous, aujourd’hui, je m’engage à servir notre pays avec exigence, exemplarité, loyauté et dévouement. Et aussi à servir l’Administration publique avec justice, équité, neutralité et toute l’impartialité voulue».


