
Le vice-Premier ministre en charge de la Défense nationale et des Anciens combattants, Guy Kabombo Muadiamvita, a pris part, mercredi 15 avril, à la première réunion plénière du G7++ des Amis du Golfe de Guinée, un cadre stratégique de coopération co-présidé par la France et le Gabon. Réunissant ministres africains et européens en charge de la Défense et de la Sécurité, cette rencontre vise à renforcer la coordination des efforts dans la lutte contre l’insécurité maritime, notamment la piraterie, les trafics illicites et les menaces transnationales qui fragilisent le Golfe de Guinée.
Organisées sur deux jours, ces assises de Paris ont permis d’évaluer les enjeux liés à l’intensité du trafic maritime dans le Golfe de Guinée, d’identifier les défis sécuritaires persistants et de définir des actions prioritaires. L’objectif était également de préciser les modalités par lesquelles le G7++ pourra renforcer son soutien à l’Architecture de Yaoundé.
Dans son allocution, le patron de la Défense RD-congolaise a décliné une feuille de route articulée autour de trois axes majeurs. D’abord, le renforcement de la coopération institutionnelle avec le G7++ afin d’assurer une présence régulière de la RD-Congo dans les mécanismes d’échange et de concertation. Ensuite, un appui technique et en formation pour développer les compétences nationales et soutenir la mise en place d’une structure interne dédiée à l’action de l’État en mer, un outil appelé à coordonner les interventions de différentes administrations concernées.
Enfin, la RD-Congo plaide pour un accompagnement dans l’opérationnalisation de la zone A du CRESMAC, élément clé de l’architecture de Yaoundé, cadre régional de référence en matière de sécurité maritime. Pour le vice-Premier ministre Guy Kabombo, l’enjeu reste double pour la RD-Congo: redynamiser la force navale des Forces armées de la RD-Congo -FARDC- et consolider sa position géostratégique dans une zone où les flux commerciaux sont en constante croissance.
A l’en croire, bien que disposant d’une façade maritime modeste, la RD-Congo entend capitaliser sur son ouverture atlantique pour peser davantage dans les dynamiques régionales. Ces travaux de deux jours devraient déboucher sur l’adoption d’une feuille de route assortie d’une déclaration finale, appelée à orienter les actions pour l’année 2026 au bénéfice des États côtiers et de la stabilité régionale. Pour le patron de la Défense en RD-Congo, cette participation marque une étape supplémentaire dans la volonté du pays de s’inscrire pleinement dans les dynamiques de sécurité maritime, tout en affirmant ses ambitions sur l’échiquier stratégique du Golfe de Guinée.
