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«Quand la roue tourne»: un message fort de Salomon Kalonda au Général Ndaywel, incarcéré à Ndolo

L’incarcération récente du Général Christian Ndaywel à la prison militaire de Ndolo, après un mandat à l’ex-Demiap marqué par des décisions jugées controversées, suscite une réflexion approfondie. Salomon Kalonda, ancien prisonnier politique incarcéré pendant longtemps dans les geôles du galonné et actuellement sénateur, a décidé de saisir cette occasion pour partager son expérience douloureuse et faire passer un message significatif. En effet, Kalonda considère qu’il a été lui-même été victime de l’arbitraire, pour avoir été enlevé à l’aéroport de Ndjili avant d’être injustement emprisonné sur des accusations fallacieuses.

Ce sombre chapitre de sa vie a laissé des séquelles graves, nécessitant un traitement médical rigoureux. Au lieu de se laisser abattre, il témoigne de son parcours, conscient que beaucoup, comme sa mère, n’ont pas eu cette chance. À plus de 80 ans, sa mère a subi une perquisition traumatisante, où l’on lui a arraché des objets précieux, y compris ses cassettes du Coran, témoins de sa foi et de ses croyances. Cette expérience l’a marquée à jamais, et peu après, la famille a dû faire face à sa disparition. Dans son message publié sur X, Kalonda souligne une vérité fondamentale: «un État ne peut se renforcer en confondant rumeurs et vérités, en s’en prenant aux citoyens respectueux de la loi plutôt qu’aux véritables ennemis de la République».

Il appelle à la création d’un service de renseignement républicain, professionnel et respectueux des droits des citoyens, pour garantir une défense solide et durable du pays. Ce récit poignant est plus qu’un témoignage personnel: c’est un appel à la responsabilité et à la justice. Kalonda espère que cette expérience, ainsi que tant d’autres, serve de leçon pour bâtir une République Démocratique du Congo où le renseignement est au service de l’État et du bien-être de ses citoyens. Ce message, porteuse d’espoir et de résilience, de l’avis de plusieurs observateurs, pourrait bien faire bouleverser les consciences et amorcer un changement nécessaire au sein des institutions RD-congolaises. 

Natine K.

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