
Le gouvernement RD-congolais a franchi une nouvelle étape dans l’accompagnement des victimes du conflit Mobondo. À travers l’inauguration d’une boulangerie destinée aux femmes déplacées internes du Plateau des Batéké, les autorités entendent favoriser leur autonomisation économique et leur réinsertion sociale.
Le ministre des Droits humains, Maître Samuel Mbemba Kabuya Tanda, a procédé à l’inauguration d’une boulangerie mise à la disposition des femmes déplacées internes victimes du conflit Mobondo au Plateau des Batéké. La cérémonie s’est déroulée en présence de la ministre du Genre, Famille et Enfants. Cette initiative, financée par le gouvernement japonais en partenariat avec le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme -BCNUDH- et l’ONG AFLA, vise à renforcer l’autonomie économique des femmes affectées par les violences et les déplacements forcés.
S’adressant aux bénéficiaires, Samuel Mbemba a exhorté les femmes à faire bon usage de cet outil de travail afin de transformer leur quotidien. Il les a encouragées à passer du statut de victimes à celui d’actrices économiques capables de contribuer au développement de leurs communautés. Au nom du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, le ministre des Droits humains a salué la qualité de la coopération entre la RD-Congo et le Japon, ainsi que l’appui constant du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme dans la prise en charge des populations vulnérables.
Le ministre des Droits humains a également rappelé l’ampleur des besoins humanitaires dans les provinces touchées par la crise Mobondo, notamment le Maï-Ndombe, le Kwango, le Kwilu et Kinshasa précisément dans le Plateau des Batéké. Selon lui, de nombreuses victimes continuent d’attendre des réponses concrètes à leurs difficultés. «Ces populations ont besoin de projets intégrés qui allient protection, assistance aux personnes vulnérables, renforcement des capacités locales et promotion de solutions durables fondées sur les droits humains», a-t-il souligné. Samuel Mbemba a enfin lancé un appel au gouvernement japonais et aux partenaires internationaux afin qu’ils élargissent leur soutien à l’ensemble des victimes de cette crise, dont les conséquences sociales et économiques demeurent particulièrement lourdes.

