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RDC: Le Parquet aux trousses de Patient Sayiba, DG de l’OGEFREM

La semaine dernière, les médias ont fait écho de la convocation, par le Parquet général près la Cour de cassation de Kinshasa/Gombe, du Directeur général de l’OGEFREM, Patient Sayiba. A en croire le mandat de comparution en circulation sur la toile, Sayiba devrait «être entendu pour des faits infractionnels lui imputés». La semaine dernière, les services de communication de l’Office ont publié une mise au point niant l’existence d’une quelconque action judiciaire contre le Directeur général Sayiba sans placer un seul mot sur l’authenticité de l’invitation. Mais, des sources judiciaires sont revenues à la charge le week-end dernier, confirmant bel et bien les poursuites lancées à l’encontre du mandataire public, précisant qu’il lui est imputé entre autres la gestion opaque du dossier du Port sec de Kasumbalesa. Ces sources parlent de la surfacturation de ce projet pour lequel l’OGEFREM a fait déplacer le Président de la République jusqu’à Kasumbalesa pour le lancement des travaux. «Deux cadres de l’entreprise ont déjà été auditionnés dans le cadre de cette enquête, un de Kasumbalesa et un autre de Lubumbashi. Ils ont livré des informations cruciales sur le dossier concerné», font constater ces sources précisant que les études menées sous l’ère Sayiba ont estimé le coût des travaux à 300 millions de dollars contre 120 millions de dollars précédemment retenus à l’issue des études effectuées par le cabinet Price Water House avant l’avènement de l’actuel Directeur général. Une note d’information en circulation adressée aux hautes autorités du pays relève, pour sa part, une mégestion à l’OGEFREM, caractérisée entre autres par «la rupture du contrat de mandat spécial avec la firme italienne Frabemar, entrainant un procès perdu d’avance contre l’OGEFREM, l’endettement de 900.000 dollars auprès de la firme italienne Genovesse à l’insu et sans autorisation de la tutelle, un endettement excessif de plus de 20 millions de dollars avec l’hypothèque des immeubles de l’OGEFREM sans autorisation du Conseil d’administration et de la tutelle… et du détournement de 6 millions de dollars obtenus en prêt auprès d’Afriland Bank avec le recyclage de la lettre d’autorisation du ministre alors que ces fonds devaient servir à financer les travaux de construction du Port sec de Kasumbalesa». A en croire les mêmes sources, le chantier est à l’arrêt juste après le lancement des travaux par le Président de la République.

Natine K.

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