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Muyaya fait le gros plan sur les atrocités, horreurs et autres pillages perpétrés par les forces d’occupation

Le Musée national de la RD-Congo a servi de cadre dernièrement à la présentation, par le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya Katembwe, du document d’analyse sur les crimes graves et massifs commis lors de la prise de la ville de Goma, au Nord-Kivu, et de celle de Bukavu, au Sud-Kivu, par les RDF – M23, et ce, de janvier à avril de l’année en cours. Cette activité, placée sous le haut patronage du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi, a connu la participation de diverses personnalités de haut rang, à l’instar du Professeur Ntumba, en sa qualité de coordonnateur du Mécanisme national de suivi de l’Accord-Cadre d’Addis-Abeba, du vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lokoo, du vice-Premier ministre et ministre de la Défense nationale et Anciens combattants, Guy Kabombo Mwadiamvita, sans oublier la ministre des Droits humains, Chantal Chambu Mwavita, et quelques conseillers principaux du Chef de l’État.

«Vous comprendrez que nous sommes dans un contexte bien au-delà des avancées que nous connaissons, au plan diplomatique notamment dans un contexte où nous devons rester vigilants. Et je pense que l’activité de ce matin rentre dans les cadres justement de cette vigilance, parce que le document, sûrement que vous recevrez, si vous ne l’avez pas encore reçu, dans les heures qui viennent, est un document qui doit encore être ici, parce qu’au moment où nous parlons, nous assistons, en tout cas pour ceux qui le savent et qui suivent au quotidien la situation dans les parties sous occupation. Le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, communique régulièrement sur ces sujets, à toutes sortes d’atrocités», a-t-il indiqué.

Et de poursuivre: «tous nous assistons à ce que moi je peux appeler une gouvernance par le crime. Il ne se passe aucun jour sans que l’on ait des pleurs, des crimes commis contre des femmes, des crimes commis contre des enfants, des crimes commis contre des patients dans des hôpitaux», a signalé le ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement. 

Tous les RD-Congolais appelés à la vigilance

Le ministre Patrick Muyaya invite tous les RD-Congolais présents au pays et dans la Diaspora à la vigilance de manière continue, parce que le gouvernement, avec ses partenaires honnêtes, a entamé les dernières évolutions de la phase d’atterrissage d’un conflit qui dure plus de 30 ans, avec des récurrences évidemment, mais avec en toile de fond des habitudes de pillage.

«Ce n’est peut-être pas le lieu de revenir sur tous les détails de ce que nous connaissons de cette crise depuis autant d’années, pour ne nous focaliser que sur l’horreur en réalité qui s’est passée à partir de la deuxième quinzaine du mois de janvier, jusqu’à ce que nous continuions de monitorer aujourd’hui», a martelé le ministre Muyaya.

Et de poursuivre: «l’avantage, cher coordonnateur du Mécanisme national de suivi, est que dans cet ouvrage, vous recensez l’essentiel. L’essentiel, c’est ce que nous ne devons pas oublier. Évidemment, nous parlons beaucoup de paix, mais on ne parle pas toujours de justice. Il y a dans cet ouvrage un point qui est consacré à la redevabilité. Parce que finalement, si nous pensons que nous pouvons continuellement sacrifier la justice au profit de la paix, nous ne serons pas en mesure de créer des conditions de non-répétition de ces crimes. C’est pour ça que le travail qui est fait dans le cadre de cet ouvrage, qui est la suite d’ailleurs de certains autres ouvrages sur lesquels nous avons travaillé, où nous avons pu recenser tous les crimes commis, par exemple, à Virunga».

Pour ce qui concerne le Parc de Virunga, le porte-parole du gouvernement souhaite que le monde entier puisse aussi parler de toutes les atrocités et pillages orchestrés par le Rwanda et ses supplétifs dans ce patrimoine mondial de l’UNESCO. Il pense que le temps du silence est révolu et que pour tout acte négatif, il faut que justice soit faite pour que le futur soit meilleur.

«On n’en parle pas beaucoup, mais Virunga a été l’épicentre même de la violence, alors que c’est un patrimoine mondial protégé de l’humanité. Aujourd’hui, il y a un magnifique travail qui a été fait dans le parc, à travers tous les projets Virunga qui étaient conduits par M. Emmanuel Desmaraux, que vous connaissez tous. Mais si nous devons réévaluer aujourd’hui ce qui a été détruit et les niveaux d’investissement que nous devons refaire pour donner à ces parcs la vie qu’il y avait quelques mois, nous parlons en termes de centaines de millions de dollars», a-t-il souligné.

À savoir que dans ce document, le Professeur Ntumba Luaba et toute son équipe ont recensé les détails de l’horreur qui a commencé par toucher des camps de déplacés. Ensuite, les écoles, dont une était même transformée en cimetière. À ce sujet, l’on se souviendra qu’au cours du briefing du mardi 4 mars dernier, la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu, avait indiqué que 2 599 écoles étaient touchées, avec plus d’un million d’élèves non scolarisés. 

Le moment venu, la justice fera son travail

C’est du moins, à en croire le patron de la Communication et des Médias, la consolation qu’il convient d’apporter à toutes les victimes de ces atrocités, qui ne peuvent réclamer que réparation pour tout le mal subi.

«Je pense qu’il n’y aura pas meilleure consolation, au-delà de tous les programmes mis en œuvre par le gouvernement pour soutenir les familles des victimes, que de voir les bourreaux pouvoir en répondre, le moment venu, devant la justice. Je pense que c’est par ici, Excellences, M. le vice-Premier ministre, que je termine ma présentation sommaire de cet ouvrage de plus de 100 pages, qui permettra aux uns et aux autres de revivre les moments d’horreur que nous avons suivis minute par minute. Les événements qui continuent de se passer dans les parties du pays qui sont sous occupation des forces étrangères», a-t-il conclu.  

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