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Marie Nyange appelle à la collaboration État-Société civile pour la réussite du projet «Couloir vert Kivu-Kinshasa»

La ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle économie du climat, Marie Nyange, a officiellement lancé, mardi 7 octobre 2025, dans l’une des prestigieuses salles du Centre Elaïs, à Kinshasa, l’atelier national de la Société civile. Organisé par le Réseau de l’environnement et des droits humains -R-EDH-, en collaboration avec l’Institut congolais pour la conservation de la nature -ICCN-, ce forum se tiendra jusqu’au jeudi 9 octobre prochain.

Ce projet ambitieux vise à créer une vaste aire protégée communautaire reliant l’Est du pays à la capitale, afin de préserver la biodiversité, de lutter contre le réchauffement climatique et de stimuler le développement socio-économique des populations locales.

Dans son allocution, Marie Nyange a affirmé qu’une collaboration État-Société civile permettra de faire avancer le projet «Couloir vert Kivu-Kinshasa». «La réussite du ‘’Couloir vert Kivu-Kinshasa’’ dépendra de notre collaboration, c’est-à-dire l’État, la Société civile, les partenaires, les communautés locales et les communautés autochtones», a-t-elle déclaré, en appelant la Société civile à porter haut la voix des communautés locales et des peuples autochtones au niveau national et international. Selon elle, la Société civile doit exiger des engagements mesurables, suivre les résultats et proposer des solutions pragmatiques et innovantes.

Profitant de l’occasion qui lui a été offerte, la première environnementaliste de la RD-Congo a lancé un appel solennel à l’ensemble des participants et partenaires. «Engagez-vous publiquement à faire du ‘’Couloir vert Kivu-Kinshasa’’ un modèle mondial de conservation inclusive, engagez des actions concrètes, financez des projets pilotes localement et travaillez avec l’État pour assurer une mise en œuvre rapide, transparente et respectueuse des droits humains», a-t-elle exhorté.

Par ailleurs, Marie Nyange a confirmé son engagement à faciliter le dialogue multi-acteurs, à renforcer le cadre réglementaire nécessaire et à soutenir la mobilisation des ressources. Devant plusieurs représentants des institutions publiques, de la Société civile, des communautés locales, des experts ainsi que des partenaires techniques et financiers, la patronne de l’environnement s’est engagée à faire du «Couloir vert Kivu-Kinshasa» un instrument puissant de protection de la nature, de résilience climatique et de développement équitable pour la RD-Congo.

Selon elle, la création juridique du «Couloir vert Kivu-Kinshasa» est une avancée majeure pour la dignité du peuple RD-congolais et la sécurité écologique de la planète. À l’entendre, le «Couloir vert Kivu-Kinshasa» offre à la RD-Congo une opportunité historique de se positionner comme leader de la conservation et de la justice climatique. Elle a remercié le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi pour sa vision éclairée. La ministre a réitéré que la préservation est une urgence morale, écologique et économique. Elle a, par ailleurs, invité les participants à transformer les recommandations en décisions concrètes, mesurables et responsables.

«Agissons aujourd’hui pour assurer des vies meilleures pour nos populations», a-t-elle lancé.

Pour Emmanuel Musuyu, secrétaire de la Coalition des organisations de la Société civile pour le suivi des réformes et de l’action publique -CORAP- et membre de la plateforme R-EDH, les recommandations qui sortiront de ces assises positionneront la Société civile dans la mise en œuvre du «Couloir vert Kivu-Kinshasa» et seront prises en compte par les autorités du pays. Prenant la parole à son tour, Blaise Mudodosi, co-fondateur et coordonnateur de l’ONG Actions pour la promotion et protection des peuples et espèces menacés -APEM -, a expliqué que la RD-Congo héberge plus de 60% des forêts du bassin du Congo, ce qui représente la deuxième plus grande forêt tropicale du monde après l’Amazonie. Il a précisé que ces forêts sont particulièrement riches. Depuis longtemps, a-t-il ajouté, la RD-Congo manifeste la volonté d’augmenter la superficie consacrée à la conservation de la nature.

Selon lui, le «Couloir vert Kivu-Kinshasa» constitue une initiative stratégique pour répondre aux enjeux climatiques, socio-économiques et de souveraineté des territoires en RD-Congo. Organisé sous le thème: «Le Couloir vert Kivu-Kinshasa: un levier pour la conservation, le développement local et la justice environnementale», cet atelier se fixe pour objectifs: assurer la compréhension commune du «Couloir vert Kivu-Kinshasa» et de ses textes légaux et réglementaires; faire un état des lieux et renforcer les échanges autour des initiatives mises en place dans le cadre du «Couloir vert Kivu-Kinshasa»; soutenir les réflexions pour assurer l’inclusion multi-acteurs dans l’opérationnalisation du «Couloir vert Kivu-Kinshasa»; formuler des recommandations aux différentes parties prenantes qui jouent un rôle clé dans la mise en œuvre de ce projet; identifier les conclusions spécifiques de la Société civile dans le suivi et le monitoring du «Couloir vert Kivu-Kinshasa» afin d’assurer la recevabilité de l’approche.

Hénoc AKANO

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