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Claudel Lubaya: «An 1 du quinquennat, sortir de la torpeur»

Avoir un esprit lucide basé sur le patriotisme est un engagement de haute facture. Aimer son pays et soutenir les institutions de la République est un devoir citoyen. Le député national Claudel André Lubaya est de ceux qui croient en l’avenir meilleur pour la RD-Congo. Selon lui, la première année de l’alternance est une occasion pour le Chef de l’Etat de faire le bilan de ses promesses faites à la population lors de la campagne électorale. L’élu de Kananga se réjouit des prouesses des FARDC pour rétablir la paix dans l’Est et particulièrement à Beni sous la conduite du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi. Il rappelle à l’ordre la classe politique qui devrait éviter la polémique suite aux propos du Chef de l’Etat sur la dissolution de l’Assemblée nationale. Lubaya appelle à la retenue des uns et des autres. Quel bilan et quelles perspectives pour la RD-Congo à cette période cruciale? La tentative de réponse est donnée par Claudel André Lubaya en sa double casquette de député national et d’acteur politique. Loin de tomber dans la polémique stérile, il appelle à la synergie des efforts pour que les populations RD-congolaises vivent réellement les résultats de l’alternance pacifique intervenue au sommet de l’Etat. «Le 24 janvier 2020, date anniversaire du début du quinquennat du Président de la République, marque également l’heure d’un premier bilan de son action à la tête du pays sur fond de fiévreuses attentes de nos concitoyens», déclare l’élu de Kananga. Puis: «A cette occasion, nos regards se tournent vers Beni la martyre où je note avec soulagement une certaine accalmie depuis près d’un mois dans les tueries perpétrées contre nos compatriotes». Un sujet de joie pour lui. «Pour cette raison, je salue les efforts déployés par nos Forces armées sous la conduite de leur Commandant suprême tout en les encourageant à poursuivre l’œuvre de pacification et de rétablissement de l’autorité de l’Etat amorcée dans cette partie du territoire», dit-il, évoquant la «promesse phare de la campagne électorale, la paix à Beni qui demeure en effet un défi majeur de l’actuelle mandature». Selon l’ancien gouverneur de l’ex-Kasaï-Occidental, au cours de son dernier meeting à Londres, le Chef de l’Etat a évoqué l’éventualité d’une dissolution de l’Assemblée nationale dans les conditions prévues par la Constitution. «Hélas, cette évocation a fait naître une controverse inhérente au contexte de ce premier anniversaire, faisant ainsi émerger un débat de nature polémique, tout autant révélateur du rapport de forces au sein de nos institutions que symptomatique de leur fragilité», fustige-t-il, en proposant une thérapeutique, à savoir éviter la rancœur. «Toutefois, plutôt que d’attiser les vieilles rancœurs, il est de bon augure que dans un élan républicain, la retenue guide notre sagesse afin de préserver notre fragile stabilité institutionnelle et le modeste crédit dont jouit encore notre classe politique auprès de nos compatriotes», souligne-t-il. Puis: «au seuil de la seconde année du quinquennat placée sous le signe de l’action, j’inviterais le gouvernement à quitter l’état de torpeur qui le conduirait à l’immobilisme, en lui rappelant l’obligation des résultats à laquelle il est assigné. A cet effet, l’exécutif national se doit de rendre public un chronogramme d’objectifs à atteindre et d’actions à entreprendre en 2020. Celui-ci devra nécessairement intégrer les actions à mener, associées pour chacune d’elles à des répondants clairement identifiés, assorties des délais d’exécution avec en détails, un chiffrage de coûts partiels et globaux adossés aux résultats escomptés. Véritable dispositif de gouvernance, ce tableau de bord permettra aux citoyens d’avoir un suivi sur la mise en œuvre, jour après jour, des actions inscrites dans son programme de 2020 et pouvoir ainsi à terme, juger le gouvernement à sa capacité de tenir les engagements pris». Puis encore: «C’est à cela et à cela seulement que notre peuple nous attend pour le sortir de son angoisse qui n’a que trop duré». Lubaya privilégie l’intérêt général de la nation en mettant la classe politique et les animateurs des institutions devant leurs responsabilités.

Octave MUKENDI

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