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RDC: Lihau invite l’ENA à former une nouvelle génération d’agents publics

Le vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a présidé, jeudi 3 septembre 2026, à l’Hôtel du gouvernement, la cérémonie de présentation du rapport annuel 2025 «In altum» de l’École nationale d’administration -ENA-, qui s’est achevée par le baptême dudit rapport. Appuyé par des chiffres clés, ce rapport a démontré que 2025 a été, pour l’ENA, une année de conquête et de croissance exceptionnelle des activités. L’exercice 2025 s’est caractérisé par des indicateurs de performance significatifs, qui témoignent de la qualité du travail accompli et de l’ampleur des progrès enregistrés dans l’ensemble des missions réglementaires de l’ENA.

Dans son adresse, le VPM Jean-Pierre Lihau s’est réjoui des résultats encourageants présentés par l’ENA. «Ces résultats ne sont pas une destination en soi. Ils ne constituent qu’une étape vers des horizons meilleurs. Former un agent, c’est armer sa conscience, forger une exigence intérieure, une discipline, une culture de l’excellence et du rendement au service de l’intérêt général», a souligné Jean-Pierre Lihau.

À l’en croire, le gouvernement a adressé à l’ENA quatre exigences majeures. Il s’agit de former une nouvelle génération d’agents publics compétents, intègres, ouverts sur le monde et attachés à l’intérêt général; d’accompagner les services publics dans la modernisation de leurs outils de gestion, l’innovation de leurs procédures et la digitalisation de leurs processus, afin que l’organisation suive le rythme des hommes que l’on aura formés. Il s’agit aussi d’évaluer systématiquement l’impact, étant donné que former davantage est une performance, alors que former utilement est une exigence. Il s’agit enfin de prendre de l’avance sur son temps sans jamais renoncer aux valeurs.

«L’ENA ne doit pas seulement outiller les agents qui administrent l’État aujourd’hui, elle doit préparer ceux qui bâtiront l’administration de demain», a exhorté le VPM Jean-Pierre Lihau. À en croire la tutelle, l’ENA a bâti une chaîne de valeur complète de redevabilité qui est, en principe, la définition même de la bonne gouvernance: un cap qui se planifie, une dépense qui s’autorise, une action qui se contrôle et un résultat qui s’expose.

Pour le VPM, sous sa tutelle, la redevabilité a cessé d’être une contrainte pour devenir une méthode à l’ENA. Il a ainsi émis le vœu de voir tous les services publics lui emboîter le pas. Et de conclure: «j’ose espérer que l’ENA prendra l’engagement de faire de ce rendez-vous une rencontre annuelle, quels que soient les résultats de l’année, car la redevabilité n’a de valeur que si elle survit aussi aux mauvaises nouvelles. Les défis restent certes nombreux, mais ils ne sont pas insurmontables. Et ce rapport en est une preuve éloquente».

Le Directeur général de l’ENA, Tombola Muke, a indiqué que 2025 a été marquée par quelques faits saillants, notamment la réforme autour d’une nouvelle identité visuelle, la réforme du programme de formation initiale ainsi que l’introduction du bilinguisme -français et anglais- dans la formation des élèves et de l’ensemble du personnel de l’ENA. Dans la liste des faits marquants de l’année 2025, le DG Tombola Muke a également évoqué l’organisation des Conférences annuelles du service public et le recrutement de la 10ème promotion de l’ENA. Pour lui, 2025 a été, pour l’école, une année de conquête et de croissance exceptionnelle des activités. Ce rapport prouve à suffisance que l’ENA a l’ambition d’aller plus haut.

Dorian Kisimba

Journaliste, Dorian Kisimba couvre principalement l'actualité politique, économique et sociale. Animé par le souci de fournir une information fiable et contextualisée, il s'intéresse particulièrement aux questions de gouvernance, de développement et aux transformations de la société congolaise. Également responsable de la formation, il s'occupe de l'encadrement des stagiaires.

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