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Lihau: «Désormais, tout agent public devra déclarer son patrimoine auprès de l’OSCEP»

«L’Observatoire de surveillance de la corruption et l’éthique professionnelle -OSCEP- est un instrument très capital pour le gouvernement dans la lutte contre les antivaleurs au sein de l’administration publique et des institutions de la République». C’est le message que le vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a adressé aux membres du Conseil d’administration de l’OSCEP, mardi 10 mars 2026, lors d’une séance d’orientations stratégiques.

À cette occasion, le VPM Lihau a, en sa qualité d’autorité de tutelle, invité les membres du Conseil d’administration de l’OSCEP à mettre en place des bases opérationnelles pour promouvoir les bonnes pratiques au sein de tous les services publics.

«Le Chef de l’État a fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille. Votre nomination intervient au moment où le gouvernement poursuit sans relâche cette mission de promouvoir les bonnes pratiques au sein de l’appareil administratif. Vous avez, vous de l’OSCEP, un grand rôle à jouer auprès de tous ceux qui assument certaines responsabilités dans les services publics», a exhorté l’autorité de tutelle de l’OSCEP avant de souligner que désormais tous les agents publics doivent déclarer leur patrimoine auprès de l’OSCEP.

Dans l’entendement du VPM Lihau, cet instrument du gouvernement est là pour aider la République à lutter contre la corruption, l’incivisme, le coulage des recettes et toutes autres formes d’antivaleurs au sein de l’administration publique et des institutions du pays. Fonctionnaires, mandataires, enseignants, députés, magistrats, médecins et agents publics sont sous l’œil de l’OSCEP.

«Votre action doit donner des vertiges aux acteurs véreux. Elle doit traquer les corrupteurs et les corrompus», a-t-il dit aux membres du Conseil d’administration de l’Observatoire de surveillance et d’éthique professionnelle. Celle-ci a, entre autres missions de sensibiliser sur l’éthique professionnelle et de bonnes valeurs sur l’ensemble des services publics.

À ce titre, l’OSCEP se pointe comme un véritable vigile de la moralisation de la vie publique. Conscient du fait que la tâche ne sera pas facile pour l’OSCEP sur le terrain, le vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique a rassuré que l’éthique professionnelle sera accompagnée de poursuites judiciaires pour bien produire des effets.

Au cours de cette année 2026, Jean-Pierre Lihau attend de l’OSCEP la structuration de la déclaration du patrimoine de l’agent public, le renforcement de la vulgarisation du Code de l’agent public de l’État, le développement d’un mécanisme à mettre en place pour dénoncer toute sorte d’antivaleur. Les membres du Conseil d’administration de l’OSCEP ont été invités à définir de manière claire les priorités opérationnelles de prévention et de lutte contre la corruption et à développer les mécanismes de signalisation et d’alerte accessibles aux citoyens ainsi qu’aux institutions.

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