
Face à la dégradation de la situation sécuritaire à l’Est de la RD-Congo, les États-Unis et plusieurs pays européens ont sommé le Rwanda et le groupe rebelle M23 de mettre fin «immédiatement» à leur offensive militaire dans l’Est de la RD-Congo. Dans un communiqué conjoint, Washington, Paris, Londres, Berlin et Bruxelles ont dénoncé une évolution «alarmante» du conflit, notamment avec l’usage croissant de drones d’attaque et de drones suicides, qu’ils ont qualifié d’«escalade significative des combats» mettant en danger les civils.
«Le Groupe de coordination intergouvernemental -GCI- exhorte le M23 et les Forces de défense rwandaises -FDR- à cesser immédiatement leurs opérations offensives dans l’Est de la RD-Congo, en particulier au Sud-Kivu. Il appelle les FDR -armée rwandaise- à se retirer de l’Est de la RD-Congo et le M23 à regagner ses positions et à respecter ses engagements pris dans le cadre de la Déclaration de principes signée à Doha le 19 juillet 2025», a-t-on lu dans ce communiqué commun.
Ces pays ont appelé également toutes les parties à respecter la Résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU et les Accords de Washington du 4 décembre 2025, conclus il y a seulement quelques jours. Le Groupe de contact international pour la région des Grands lacs -GCI- a mis en garde contre «toute escalade, qu’il s’agisse de propos ou d’actions provocatrices».
Ils ont ensuite précisé que cela pourrait compromettre les avancées obtenues avec l’Accord-cadre de Doha du 15 novembre 2025, insistant sur la nécessité d’un cessez-le-feu effectif, du respect de l’intégrité territoriale de la RD-Congo, et d’un accès humanitaire complet et sans entrave. Enfin, le groupe a indiqué que ces mesures sont indispensables pour éviter une nouvelle détérioration de la situation, alors que les combats s’intensifient au Sud-Kivu.
Hénoc AKANO

