
Le Président Félix Tshisekedi a ouvert, samedi 05 juillet à Kinshasa, une table ronde axée sur le crédit Bonobo, mécanisme de financement innovant pour la conservation et la valorisation de la biodiversité au bénéfice des communautés locales et des peuples autochtones, en appelant les uns et les autres à la promotion de cette initiative. «L’initiative crédit bonobo constitue un symbole de justice environnementale et de solidarité mondiale. Bâtissons un avenir où la conservation de la biodiversité rime avec prospérité de nos communautés», a déclaré le chef de l’État, soulignant que la RD-Congo «réaffirme sa volonté à placer la justice environnementale au cœur de l’action internationale».
Le chef de l’Etat RD-congolais a exhorté les participants à unir les réflexions pour proposer des recommandations audacieuses qui fassent un meilleur écho du plaidoyer pour le pays. «La tenue de cette table ronde représente une opportunité, en ce sens qu’elle propose un cadre pour définir clairement les bases d’un plaidoyer structuré en faveur de la création d’un crédit de la biodiversité, propre à chaque espèce notamment celles emblématiques à forte valeur pour l’humanité, à l’instar du Bonobo, de l’Okapi, du gorille de montagne», a-t-il indiqué.
Couloir vert Kivu-Kinshasa pour sauver la biodiversité
Dans son discours d’ouverture, Félix Tshisekedi est également revenu sur le projet couloir vert Kivu-Kinshasa, qui constitue un modèle d’initiative visionnaire et inédite de développer une économie verte au profit des populations, au même titre que l’initiative Crédit Bonobo. «Le couloir vert Kivu-Kinshasa, une initiative visionnaire et inédite qui consacre la création de la plus vaste réserve terrestre protégée de la planète au-delà de sa portée écologique ce projet incarne une ambition sociale et économique forte: celle de préserver durablement notre patrimoine naturel tout en améliorant les conditions de vie de nos millions de concitoyens engagés dans la conservation de la biodiversité», a-t-il dit.
Selon lui, l’Institut congolais pour la conservation de la nature -ICCN-, organe technique du gouvernement RD-congolais en charge de la protection des espèces et leurs écosystèmes, est au cœur de l’exécution de cet ambitieux projet.
«La RD-Congo, terre de méga biodiversité est un sanctuaire de richesses naturelles inestimables, essentielles pour son développement durable et celui de la planète. C’est pourquoi, elle nous engage à une gestion rigoureuse, responsable et équitable au service de la planète et de l’humanité et des générations futures. C’est dans cette vision que s’inscrivent les réformes majeures que nous avons engagées en vue de renforcer la conservation de la biodiversité et d’améliorer les conditions de vie des communautés locales», a-t-il souligné.
Et de s’engager: «Nous sommes résolument engagés à conjuguer, de manière harmonieuse et durable, la protection de la nature, la lutte contre la pauvreté et l’épanouissement des populations riveraines, notamment les peuples autochtones, car, il ne saurait y avoir préservation environnementale équitable sans justice sociale, ni de développement inclusif sans respect d’écosystèmes», a souligné le président de la République.
ICCN se mobilise
Pour sa part, le directeur général de l’ICCN a fait savoir que la RD-Congo joue un rôle déterminant dans le développement des mécanismes de payement pour les services environnementaux du bassin du Congo. Ce mécanisme sera étendu sur d’autres espèces.
«Cette table ronde est une opportunité stratégique et technique pour amplifier les efforts dans ce sens. L’ICCN envisage d’étendre ce programme pour d’autres espèces emblématiques tel que l’okapi et les gorilles enfin de renforcer l’impact environnemental. En renouvelant son engagement en faveur d’une gouvernance mondiale de la biodiversité centré sur les droits des communautés locales et des peuples autochtones la RD-Congo réaffirme sa volonté de placer la justice environnementale au cœur de l’action internationale», a-t-il indiqué.
L’objectif de cette première table ronde est d’initier des discussions sur cet outil de financement innovant afin de définir les principes clés qui guideront le développement et la mise à l’échelle des projets similaires. Cet atelier organisé par L’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature, avec l’appui financier et technique de Antwerp Zoo Foundation durent deux jours soit du 7 au 8 juillet.

