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Kinshasa : les passagers dénoncent l’indifférence de l’autorité compétente face à la fixation arbitraire du prix du transport

Au lendemain de la révision à la baisse du prix du litre d’essence à la pompe jusqu’à ce jour, tout se passe comme s’il n’y avait jamais eu de diminution de prix. La fixation des prix des trajets pour les bus, taxis-bus et taxis, y compris les motos-taxis continuent comme par le passé à dépendre des transporteurs. Tandis que, ne sachant à quel saint se vouer, les passagers, victimes de ce comportement incivique, n’ont que leurs yeux pour constater cet entêtement avant de pointer du doigt l’autorité de tutelle. Ce qui porte à croire que l’autorité compétente dans le domaine des transports en commun est totalement inexistante sur le terrain.

Les transporteurs en commun, profitant de l’indifférence et/ou de l’inaction de cette autorité, dictent carrément leur loi et ce, de manière délibérée, sans avoir rien à craindre. Alors que le prix du litre d’essence à la pompe venait de subir une révision à la baisse de l’ordre de 500 Fc, aucune mesure sur le terrain dans le sens du suivi de cette mesure pourtant saluée par la population. En conséquence, chacun y va avec son tarif et son humeur, jusqu’à narguer l’autorité, y compris quiconque élèverait sa voix pour réclamer. Où est passée l’autorité en cette matière pour faire respecter et/ou imposer une tarification conséquente? La question vaut tout son pesant d’or.

A cet effet, il suffit tout simplement de se trouver sur rond-point Mandela, dans la commune de la Gombe, aux heures de pointe pour vivre l’anarchie qui a élu domicile dans ce secteur sensible. Pour ne prendre que le tronçon Binza-UPN-rond-point Mandela, ou UPN-Boulevard du 30 juin, les prix des billets sont multiples et varient selon les heures et les humeurs des chargeurs.

Tantôt 2.500 Fc, tantôt 3000, 4000 ou 5000 Fc au grand dam des passagers qui sont obligés de dérouler davantage leurs bourses. Non sans murmurer à propos de l’indifférence manifeste de l’autorité qui a, d’après eux, le cœur ailleurs.

Dans le même ordre d’idées, il faut dénoncer l’inexistence d’une grille de tarification opposable à tous comme ce fut le cas autrefois. Ce qui vaut pour le ministre en charge des Transports et Voies de communication vaut également pour l’actuel gouverneur de la ville de Kinshasa qui doit aussi mettre la main à la pâte. C’est ici le lieu et le moment d’exhorter le ministère des Transports et Voies de communication ainsi que l’Hôtel de ville de Kinshasa à plus de dynamisme pour faire sentir leur autorité auprès des transporteurs en commun. Cela ne manquera pas de soulager tant soit peu la misère de la population qui, pour le moment, semble abandonnée à son triste sort.

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