
En marge de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme célébrée le 25 avril de chaque année, des moustiquaires imprégnées ont été symboliquement remises aux femmes enceintes à Kinshasa par les autorités compétentes du secteur de la santé. Cette cérémonie s’est déroulée, le week-end, à l’hôtel Béatrice, dans la commune de la Gombe à Kinshasa. Les bénéficiaires de ces moustiquaires se sont dits satisfaites pour ce geste, espérant se protéger contre les piqûres des moustiques pour préserver leur propre santé et celle de leurs futures progénitures.
«Je salue ce geste posée le Programme national de lutte contre le paludisme -PNLP- en nous remettant ces moustiquaires imprégnées. Ces moustiquaires imprégnées vont nous aider à nous protéger contre les piqûres des moustiques qui inoculent le paludisme. Il en va de notre santé. Nous allons les utiliser en bonne mère de famille en vue de protéger non seulement les enfants que nous allons mettre au monde, mais nous-mêmes pourquoi pas toute la famille», a confié une bénéficiaire.
Renforcer les différentes interventions existantes
Dans son mot de circonstance, Romain Muboyayi Tshikaya, Directeur de cabinet, représentant le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévention sociale, a, au nom du ministre Dr Samuel Roger Kamba Mulanda, exprimé sa joie à l’occasion de la célébration de la 18ᵉ Journée mondiale du paludisme en RD-Congo.
«Je voudrais de prime abord rendre les hommages les plus mérités au Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo pour sa vision et son engagement en faveur de la couverture santé universelle et en particulier dans la lutte contre le paludisme, en mettant chaque opportunité à profit pour mobiliser plus de ressources en faveur du combat que mène notre pays contre cette maladie et vers son élimination à l’horizon 2030», a-t-il dit.
Le dircab Muboyayi a fait savoir que sous le leadership éclairé du ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, le Programme national de lutte contre le paludisme -PNLP- et les partenaires techniques et financiers entreprennent une lutte totale et soutenue contre le paludisme. «Cette pandémie est si agressive à l’endroit des enfants de moins de 5 ans et des femmes enceintes», a-t-il signalé.
Et de poursuivre: «la région africaine continue de supporter la charge d’un nombre de cas le plus élevé, environ 95%, et dans tout cela, la RD-Congo est le troisième pays au monde affecté par le paludisme après l’Inde et le Niger».
Selon lui, pour y faire face, le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, à travers le Programme national de lutte contre le paludisme, a souscrit à la stratégie technique mondiale de lutte contre le paludisme en renforçant les différentes interventions existantes, notamment l’utilisation de la moustiquaire imprégnée d’insecticides et les traitements préventifs intermittents chez la femme enceinte.
«Nous nous réunissons pour célébrer la Journée mondiale du paludisme, une maladie qui transcende les frontières et touche profondément nos communautés. Malgré les progrès scientifiques prouvés et les campagnes de sensibilisation menées, cette maladie évitable et traitable continue de peser lourdement sur la population, surtout les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes», a indiqué Honoré Kombe, directeur au PNLP, représentant le secrétaire général à la Santé.
A l’en croire, le 25 avril est bien plus qu’une simple date sur le calendrier. «C’est un rappel puissant que nous avons le pouvoir d’agir et de transformer la réalité de millions de personnes. Aujourd’hui, nous rapprochons d’un futur où personne ne succombe au paludisme. Nous sommes ici parce que nous croyons en une mobilisation collective, gouvernement, acteurs de la santé, chercheurs, organisations locales et internationales, leaders communautaires et citoyens engagés. Aujourd’hui, chacun a un rôle clé à jouer dans cette bataille. Ce combat ne se limite pas aux professionnels de santé. Il appartient à nous tous. Votre présence ici, en ce 25 avril 2025, est la preuve que nous sommes unis dans cette lutte», a-t-il signifié. Et de souhaiter: «que cette journée soit une source d’inspiration, de collaboration et d’espoir. Ensemble, nous vaincrons le paludisme».
«Réinvestir, réimaginer et raviver nos efforts communs»
Quant au Docteur Eugène, délégué du représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé -OMS- en RD-Congo, Docteur Gourayma Sambok, empêché, cette année, la Journée mondiale de lutte contre le paludisme est célébrée sous le thème: «Réinvestir, réimaginer et raviver nos efforts communs pour mettre fin au paludisme».
Selon lui, ce thème est un appel au rassemblement afin de renouveler l’engagement, de repenser les stratégies et de prendre des mesures décisives pour mettre fin à l’une des maladies les plus anciennes et les plus mortelles sur notre continent en général et dans notre pays en particulier. «L’accroissement du financement national est un impératif à la fois sanitaire et économique. Réduire le paludisme de 90% d’ici à 2030 pourrait augmenter le produit intérieur brut des pays d’endémie de 143 milliards de dollars», a-t-il souligné.
A cette occasion, les participants ont visité plusieurs stands des partenaires intervenant dans la lutte contre le paludisme dont celui l’Impact santé Afrique -ISA-, une organisation impliquée dans la sensibilisation des décideurs politiques et les organisations de la Société civile pour la mobilisation des ressources domestiques nécessaires dans cette lutte contre ce fléau. Le paludisme est la première cause d’hospitalisation, de morbidité et de mortalité en RD-Congo.
