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Inquiétudes croissantes sur la gestion du CGEA/CREN-K par Steve Muanza

Des voix s’élèvent au sein du Commissariat général à l’énergie atomique/Centre régional d’études nucléaires de Kinshasa, CGEA/CREN-K, pour dénoncer la gestion jugée autoritaire et opaque de l’actuel responsable de cette institution, Steve Muanza.

Nommé en juin 2022, Muanza, de nationalité française et congolaise, est accusé par une large partie du personnel de gouverner de manière unilatérale, excluant les autres membres du Comité de gestion des processus décisionnels. Il lui est notamment reproché des nominations arbitraires dans les antennes provinciales sans consultation du ministre de tutelle, ainsi que l’imposition de règles de fonctionnement rigides et centralisées. Par ailleurs, des doutes sérieux planent sur la régularité de ses qualifications académiques.

Contrairement à ses affirmations publiques, Muanza ne disposerait ni d’un doctorat ni du titre de professeur d’université, mais uniquement d’une licence et de deux masters obtenus en France. Cette situation soulève la question d’une possible usurpation de titre, infraction pénalement répréhensible.

Sur le plan financier, le CGEA/CREN-K perçoit une taxe mensuelle sur l’utilisation des matières radioactives par les sociétés minières opérant dans le Grand Katanga, pour un montant estimé à plus d’un million USD. Depuis sa prise de fonction, Muanza aurait géré plus de 50 millions USD sans justification comptable claire, selon des sources internes. Cette absence de transparence alimente les inquiétudes quant à une mauvaise gestion des fonds publics.

Face à ces révélations, les agents du CGEA/CREN-K appellent les autorités compétentes, en particulier le ministère de la Recherche scientifique et innovation technologique, à diligenter un audit rigoureux et impartial afin d’établir les responsabilités et de garantir la bonne gouvernance de cette institution stratégique.

Natine K.

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