
L’ancien président de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga, Michel Katebe Ngoy, a échappé de justesse à une tentative d’assassinat chez lui, dans la nuit du 27 au 28 novembre. Des assaillants armés ont fait irruption dans sa résidence, tirant des balles qui ont laissé des impacts visibles dans sa chambre à coucher. Heureusement, Katebe est sorti indemne de cette attaque.
Dans un témoignage émouvant sur les réseaux sociaux, Katebe a dénoncé cette tentative d’assassinat, affirmant que la sécurité des acteurs politiques de l’opposition est gravement menacée. Il a également lié cette attaque à d’autres incidents survenus simultanément, notamment le survol de la résidence de Moïse Katumbi par des avions de chasse et le largage d’objets non identifiés près de sa propriété. «La démocratie ne peut prospérer dans la peur», a déclaré Katebe, appelant les autorités à ouvrir une enquête sérieuse et transparente sur ces actes barbares. Il a également réaffirmé son engagement à poursuivre la lutte pacifique pour la démocratie et la justice.
Cette attaque intervient dans un contexte de tensions politiques entre le pouvoir et les oppositions en République Démocratique du Congo. À en croire Olivier Kamitatu, directeur de cabinet et porte-parole de l’opposant en exil Moïse Katumbi, le même jeudi, deux avions de chasse ont survolé à très basse altitude la résidence de ce dernier à Lubumbashi puis deux drones ont largué des objets non identifiés dans la parcelle adjacente appartenant à la société MCK et voisine à la résidence du Consul du Royaume de Belgique.
Kamitatu a évoqué, sur son compte X, un climat marqué par des incidents récurrents, dont un précédent survol similaire au-dessus d’une autre propriété de Katumbi située à Kashobwe en octobre dernier, interrogeant si le pouvoir, «incapable de récupérer les territoires perdus face à l’avancée de l’AFC/M23, en serait réduit à des actes d’intimidation ciblée contre les habitants du voisinage du président d’Ensemble pour la République et son entourage, et plaidant pour la convocation d’un dialogue national inclusif.
YA KAKESA