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Guerre en RDC : 5927 écoles fermées dans les Nord et Sud-Kivu

La ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu, a, dans un communiqué rendu public jeudi 13 mars 2025, présenté un bilan alarmant de l’impact de l’agression rwandaise sur le secteur éducatif dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, à l’Est de la RD-Congo. Dans ce communiqué, elle a révélé que cette crise a affecté plus de 1 899 890 enfants et 5927 écoles restent fermées dans les deux provinces du Kivu. En outre, 35 ont été détruites, 45 sont sans mobilier scolaire, et 3 sont occupées par des groupes armés, rendant toute réhabilitation immédiate impossible.

Elle a décelé que les infrastructures scolaires ont subi des dégâts importants. A l’en croire, plusieurs bâtiments ont été criblés de balles, leurs murs effondrés sous l’impact des tirs, laissant des classes à ciel ouvert. Dans ce document, la min’Etat Raïssa Malu a fait savoir que de nombreux pupitres ont été brûlés ou détruits, les fournitures scolaires pillées, les tableaux brisés et les manuels scolaires dispersés. «Dans ces conditions, l’hygiène est également compromise, avec des latrines saturées et inutilisables, mettant en péril la santé des élèves et des enseignants. Avant l’occupation, 7278 filles fréquentaient ces écoles; aujourd’hui, elles ne sont plus que 6 936. Chez les garçons, le nombre d’élèves inscrits est passé de 14 748 à 14 185, ces derniers contraints d’abandonner leurs études à cause de l’insécurité et de la destruction des infrastructures», a-t-elle fait constater dans le communiqué.

Face à cette crise, le numéro de l’Éducation nationale a réaffirmé son engagement à préserver l’accès à l’éducation. En collaboration avec ses partenaires, elle a décidé de mettre en place des mesures d’urgence, notamment la réinscription des élèves déplacés dans des écoles d’accueil et l’élaboration des solutions alternatives d’apprentissage. D’après Raïssa Malu, la mobilisation des ressources pour reconstruire les infrastructures scolaires détruites, assurer la protection des écoles dans les zones à risque et apporter un soutien psychosocial aux élèves affectés est une priorité.

Christian BUTSILA

Hénoc AKANO

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