Jean-Marie Ntantu-Mey, coordonnateur de l’Alliance de leaders de la Société civile pour des actions concertées -ALSCAC-, a, une fois de plus, organisé, dimanche 23 février dernier à la Paroisse catholique Saint Augustin de Lemba, à Kinshasa, une rencontre de réflexion avec quelques spécialistes de la presse et intellectuels de la RD-Congo. Les questions ont gravité autour de l’aboutissement d’un «front commun intérieur» constitué du Pouvoir, de l’Opposition pacifique et de la Société civile.
Comme disait l’homme de lettres français Nicolas Boileau -1636-1711-: «Du choc des idées jaillit la lumière», cette rencontre a permis à ces amis du savoir de faire l’autopsie de l’actualité du Congo-Kinshasa, dominée par la crise sécuritaire dans l’Est du pays.
Dans son speech, Jean-Marie Ntantu-Mey, une figure emblématique de la Société civile, a dégagé une approche scientifique selon laquelle si le Pouvoir, l’Opposition pacifique et la Société civile parlent et agissent à l’unisson, la voix du pays sera entendue et écoutée. Une thèse qui a été soutenue par ses interlocuteurs.
Et de poursuivre: «tel que la situation se présente sur le terrain, il n’y a que trois issues: la balkanisation du pays en deux, trois ou quatre parties, la prise du pouvoir de Kinshasa par l’agresseur ou le partage du pouvoir entre RD-Congolais dans une RD-Congo unie». Comme des historiens de mentalités, ces intellectuels ont exhorté, une fois de plus, le Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi à réunir des représentants de ces trois composantes pour la constitution rapide de cette tripartite. Car, selon eux, la situation tragique que connaît le pays exige une entente interne. «Un royaume divisé travaille pour sa propre perte», ont-ils alerté.
Au cours de cette rencontre, Jean-Marie Ntantu-Mey a invité les membres du Pouvoir et de l’Opposition pacifique, dont elle a déjà contacté quelques-uns, à bien vouloir contribuer à la réussite de cette option. En même temps, il a demandé aux têtes bien pensantes de s’y impliquer en réfléchissant à haute voix dans les médias et les réseaux sociaux. «Prenons vraiment conscience que la Res publica est en danger. Que les radicaux du Pouvoir et de l’Opposition reviennent à la raison», a-t-il exhorté. Devant les membres de l’Union sacrée de la Nation, samedi 22 février dernier, le Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi a affirmé vouloir entamer, incessamment, des consultations avec des forces vives de la Nation, en vue de consacrer une nouvelle dynamique de gestion de la crise pouvant déboucher sur la formation d’un «gouvernement d’union nationale».
Hénoc AKANO
