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FPI: Omari sensibilise sur les avantages du nouveau mode de financement des projets

Une délégation du Fonds de promotion de l’industrie -FPI- séjourne à Kolwezi, chef-lieu de la province du Lualaba. Conduite par le Directeur des études au sein du FPI, Charles Omary Bilady, cette délégation a présenté, lundi 09 novembre 2020, le nouveau mode de financement des projets de cette institution publique aux opérateurs économiques de cette partie du pays. Devant des délégués de la Fédération des entreprises du Congo -FEC-, Charles Omari a insisté sur les avantages qu’offre le nouveau mode de financement des projets.

Le Directeur des études du Fonds de promotion de l’industrie -FPI-, Charles Omari Bilady, conduit une délégation dans la province du Lualaba. Sur place, cette délégation est en train d’apporter des explications sur le nouveau mode de financement des projets aux opérateurs économiques de cette province tournée essentiellement vers l’industrie minière. La délégation a eu une première séance de travail, lundi 9 novembre 2020, avec le gouverneur de la province du Lualaba, Richard Muyej Mangez Mans, qui a été séduit par cette démarche du FPI de vouloir offrir des opportunités d’investissement aux opérateurs économiques du Lualaba.

«J’espère que les opérateurs qui viendront à votre rencontre vont bénéficier de ces fonds et vont respecter les conditions et surtout la procédure. Et il faut insister que ce ne sont pas de dons», a-t-il affirmé tout en rappelant que les échéances de remboursement doivent être respectées. Et face aux opérateurs économiques du Lualaba, en présence des délégués de la FEC, le Directeur des études du FPI, Charles Omary, a indiqué que la nouvelle stratégie managériale de financement des projets du FPI se fonde désormais sur l’identification d’opportunités d’investissement dans les provinces avec le concours des autorités locales.

Il s’agit pour le FPI de prospecter pour identifier des projets bancables. La province du Lualaba est devenue, depuis quelques années, une grande contributrice en matière de taxes de promotion de l’industrie. A cet effet, le FPI estime qu’il est temps que la province reçoive une contrepartie de sa part. «Ce nouveau mode de financement des projets est très concret. Il est dans nos procédures. Nous avons mis en place les mesures de gestion de risque qui font que nous commandons directement en lieu et place du promoteur. Nous payons aux fournisseurs des équipements. Cela permet de minimiser le risque et d’assurer la bonne réalisation des projets», a expliqué Charles Omari.

Et d’ajouter: «le nouveau mode c’est la baisse sensible du taux d’intérêt décidé par le gouvernement qui est une mesure de facilitation extraordinaire à la disposition des opérateurs économiques. C’est l’accélération du traitement des dossiers et c’est le rééquilibrage des interventions en faveur des provinces». Peu avant de clore son propos, le Directeur des études du FPI a martelé sur les faits que le FPI travaille déjà sur une quinzaine de projets dans les différents secteurs tels que l’agro-industrie, l’hôtellerie, la fabrication de matériaux de construction, la pisciculture notamment la culture du tilapia et tant d’autres. En croire le Directeur des études du FPI, ce nouveau mode de financement est très concret dans les procédures de la mise en place de la gestion de risques. Autres avantages, selon Charles Omary, le nouveau mode de financement met l’accent sur la baisse sensible du taux d’intérêt décidé par le gouvernement. Ce qui constitue une mesure de facilitation extraordinaire mise à la disposition des opérateurs économiques. Présente à de cette rencontre, la commissaire générale de l’Entrepreneuriat des jeunes et émergence de la classe moyenne, Lydia Kapapa Kalasa, a félicité le gouverneur de province, Richard Muyej Mangez Mans, pour avoir invité le FPI au Lualaba. Elle a aussi laissé entendre que cet échange va mettre fin aux tâtonnements qui caractérisaient certains entrepreneurs. «Je félicite l’autorité provinciale, le gouverneur de province Richard Muyej, qui a fait appel au Fonds de promotion de l’industrie, parce que les jeunes étaient dans beaucoup de tâtonnements par rapport au financement des projets. Voilà pourquoi, le patron de la province a insisté que ça soit une campagne de sensibilisation et de mobilisation», a-t-elle déclaré. Et de poursuivre: «pour nous, Commissariat de l’entrepreneuriat des jeunes et émergence de la classe moyenne, nous avons eu à bénéficier de certains aspects que nous n’avions pas auparavant. Cela va encore enrichir notre façon de procéder». Les opérateurs économiques du Lualaba se disent confortés par ce nouveau mode de financement des projets mis en place par le FPI. Ils promettent de travailler d’arrache-pied afin de proposer des projets bancables dans un bref délai. Cependant, la décision finale sera prise à Kinshasa par rapport aux projets que cet établissement public va devoir accompagner. Les demandes de financement des projets enregistrées sur place vont au-delà d’USD 4 à 5 millions. Ce qui démontre que le besoin en financement est énorme. Aussi, les opérateurs économiques locaux manifestent un réel engouement face à l’offre du FPI avec ce nouveau mode de financement ayant plusieurs avantages.

Olitho KAHUNGU

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