RDC – FNPSS: Suspendue, la DG Alice Mirimo dénonce les abus et excès de pouvoir de la ministre Rose Boyata

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Suspendue de ses fonctions de Directrice générale du Fonds national de promotion et de service social -FNPSS- par un Arrêté de la ministre des Affaires sociales signé le 23 mars 2020, Alice Mirimo s’en est remis au Premier ministre. Elle dénonce des «abus et excès de pouvoir» de la ministre Rose Boyata. Alice Mirimo déplore le caractère illégal de sa suspension car n’étant précédé «ni d’une demande d’explication, ni d’une quelconque ouverture d’action disciplinaire, ni de la moindre remarque». Pire, la concernée n’a jamais été notifiée et a appris la nouvelle par le biais de réseaux sociaux sur des publications crues portant parfois des injures sur sa personne. Aussi, précise Alice Mirimo dans sa missive à Ilunga Ilunkamba, la mesure de la ministre Rose Boyata viole l’instruction du Premier ministre portant signature des arrêtés ainsi que les dispositions de la loi n°08/009 du 7 juillet 2008 portant dispositions générales applicables aux Etablissements publics et du Décret13/007 du 23 janvier 2013 fixant les statuts du FNPSS.

En cette période de crise sanitaire dictée par la pandémie de la Covid-19, pareilles situations ne sont à même de faciliter l’unité d’action et de prière, telle que souhaitée par le Président de la République. Aussi invraisemblable que cela puisse paraitre, la ministre Rose Boyata ne serait pas prête à s’arrêter là. Après l’éviction de Mirimo, c’est son intégrité physique qui serait menacée. L’intéressée craint désormais pour sa vie. Sur les ondes de la Radio Okapi, Alice Mirimo a lancé un cri d’alarme, craignant pour sa sécurité car faisant l’objet de diverses menaces. «Je me suis enfermée dans mon bureau. Une de mes collaboratrices a été kidnappé, ses bourreaux lui ont exigé mon adresse physique. Jusque là, ma sécurité était assurée par des policiers qui se sont retirés sans raison», alerte-t-elle non sans pointer du doigt la ministre d’être à l’origine de cette chasse. «Je n’ai commis aucune faute», regrette Alice Mirimo dans une déclaration publique. Et de conclure: «Je précise que je n’ai pas l’intention de m’accrocher à ce poste. Mais je demande à la ministre des Affaires sociales de respecter la procédure en la matière telle qu’édictée par les lois de la République à ce sujet».

Tino MABADA

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