
La holding néerlandaise Fleurette -ancien véhicule financier de l’homme d’affaires israélien Dan Gertler- a accepté de verser 25,8 millions d’euros aux autorités des Pays-Bas pour mettre un terme à une enquête pour corruption liée à des contrats miniers en République Démocratique du Congo. Ouverte en 2018 sous le nom de code «Samos», l’enquête visait Fleurette et pointait leur collaboration avec le géant suisse Glencore pour l’obtention, à des tarifs jugés inférieurs au marché, de licences d’exploitation de mines de cobalt et de cuivre.
Les magistrats néerlandais avaient notamment évoqué des soupçons de versements de pots-de-vin de plusieurs dizaines de millions de dollars à un proche conseiller de l’ancien président congolais Joseph Kabila -au pouvoir de 2001 à 2019. Le parquet néerlandais a précisé, dans une ordonnance datée du 6 mars, que Fleurette s’était rendue coupable, «de concert avec d’autres, de corruption d’agents publics étrangers en RDC dans le cadre de l’acquisition de licences minières».
Fleurette a confirmé le 9 mars avoir accepté la transaction pénale et réalisé le paiement, tout en soulignant qu’aucune personne n’avait été inculpée.
La décision met un point final à l’enquête Samos: selon les avocats de Fleurette, cités par l’AFP, les autorités néerlandaises ont indiqué qu’elles n’engageraient pas de poursuites supplémentaires contre d’autres entreprises ou individus impliqués, y compris Dan Gertler. Rappel: une enquête parallèle visant Glencore avait déjà été abandonnée en 2024 après qu’un accord financier ait été conclu pour clore une procédure similaire en Suisse.
Ce dossier s’inscrit dans une saga aux ramifications internationales. En février 2022, l’État congolais avait négocié un arrangement avec Dan Gertler lui permettant de récupérer des actifs miniers et pétroliers estimés à plus de 2 milliards de dollars -une affaire qui avait suscité de vives critiques et des questions sur la transparence des transactions entre gouvernements et intermédiaires privés.
Avec AFP


