
En marge du lancement des épreuves de l’Examen d’État à Lubumbashi, la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, a inauguré un nouveau centre provincial de scannage des copies et donné le coup d’envoi des opérations de numérisation. Une étape majeure dans la décentralisation et la modernisation du processus de correction des examens certificatifs en RD-Congo.
La réforme de la correction de l’Examen d’État franchit une nouvelle étape. En séjour de travail dans le Haut-Katanga, la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu, a procédé, le lundi 22 juin 2026, à l’inauguration du nouveau bâtiment abritant le centre provincial de scannage des copies de l’Examen d’État avant d’actionner officiellement les opérations de numérisation des items pour la province éducationnelle du Haut-Katanga 1.
Baptisé «Centre de scannage Raïssa Malu Dinanga», ce complexe est le fruit d’une collaboration entre le cabinet de la ministre et l’administration de l’Éducation nationale, avec l’appui de l’Inspection générale de l’Éducation. Il s’inscrit dans la dynamique de décentralisation du système de correction numérique, jusque-là concentré à Kinshasa. Le centre de Lubumbashi rejoint ainsi ceux récemment installés à Kisangani, Tshikapa, Gemena et Butembo, en complément des centres pilotes de Lubumbashi et de Mbuji-Mayi. Présentant les infrastructures, l’Inspecteur principal provincial du Haut-Katanga 1, Jean-Pierre Kokumbo Egba, a détaillé les capacités techniques du site.
Le bâtiment comprend notamment des salles de dépouillement, de scannage et de contrôle, un local serveur ainsi que des bureaux de supervision destinés à l’Inspecteur principal provincial et au directeur provincial de l’Éducation nationale. «Nous disposons de cinq scanners de nouvelle génération, d’un serveur central et de vingt postes de contrôle. Chaque scanner peut traiter jusqu’à 403 copies en trois minutes», a-t-il expliqué.
Un projet réalisé en cinq mois
De son côté, le directeur provincial de l’Éducation nationale du Haut-Katanga 1, Joseph Mwinkeu Tshiend, s’est félicité de l’aboutissement d’un projet réalisé en seulement cinq mois. Selon lui, la construction de ce centre répond à la nouvelle mission confiée à sa province éducationnelle, appelée à accueillir et traiter les copies provenant d’autres entités issues du démembrement de l’ancien Grand Katanga. «Avec cette responsabilité supplémentaire, nous avons pris l’initiative, avec l’Inspection provinciale, de mettre en place un dispositive répondant aux normes requises pour recevoir les copies des autres provinces éducationnelles», a-t-il indiqué. Le responsable provincial a également souligné que le personnel a été formé et équipé afin de garantir l’efficacité et la fiabilité des opérations de traitement des copies.
Une réforme aux résultats probants
L’expérience du Haut-Katanga constitue aujourd’hui une référence dans la réforme de la correction de l’Examen d’État. Lancée en phase pilote en 2025, elle avait permis la publication des premiers résultats seulement trois jours après la clôture des épreuves grâce à l’utilisation du logiciel S Note Manager. Cette performance avait été saluée par le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi lors de son adresse à la Nation en décembre 2025. Quelques heures auparavant, la ministre d’État Raïssa Malu avait officiellement lancé les épreuves de la 59ème session ordinaire de l’Examen d’État au Lycée Tuendele, dans la commune de Lubumbashi, avant d’effectuer une tournée dans plusieurs centres de passation.
La veille, à son arrivée dans la capitale cuprifère, Raïssa Malu avait visité l’École Malaïka ainsi que le centre communautaire du même nom, situés dans la commune Annexe. Créée par la fondation Malaïka de Noëlla Coursaris Musunka, mannequin internationale d’origine RD-congolaise, cette école offre gratuitement un enseignement bilingue de qualité à de jeunes filles issues de milieux défavorisés, avec pour objectif leur autonomisation.

