
La ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu, a pris part, le 25 mars 2026, au siège de l’UNESCO, à Paris, en France, aux discussions internationales sur l’accès et l’équité en éducation à l’horizon 2030. C’était à l’occasion du lancement du Rapport mondial de suivi sur l’éducation 2026 -GEM-, un événement de haut niveau ayant réuni, dans la capitale de l’Hexagone, des décideurs politiques, des experts et des partenaires du secteur éducatif autour des enjeux majeurs liés au financement et à la justice éducative.
Ce lancement est intervenu après la sixième réunion annuelle de la Coalition mondiale pour l’éducation, tenue les 23 et 24 mars. Intervenant aux côtés de ses collègues des Philippines, du Brésil et de l’Espagne lors d’un panel consacré au financement de l’éducation et à l’équité, la ministre d’État a mis en avant une vision claire: en RD-Congo, le financement de l’éducation est avant tout un outil de justice sociale. La réforme phare de la gratuité de l’enseignement primaire, progressivement étendue, a-t-elle souligné, constitue l’un des plus grands mécanismes de redistribution sociale du pays.
La politique consistant à transférer la charge financière des familles vers l’État a permis d’élargir significativement l’accès à l’école, en particulier pour les enfants issus de milieux défavorisés. Soulignons-le, le financement de l’éducation en RD-Congo était «privatisé de fait» par les familles à hauteur de 73%, selon les analyses croisées du RESEN et de la Banque mondiale.
Le basculement vers la gratuité représente un transfert de pouvoir d’achat vers les ménages estimé à plus d’un milliard de dollars par an. C’est, par son ampleur et sa rapidité, la politique de redistribution sociale la plus massive de l’histoire de la République. Au-delà de cette réforme structurelle, Raïssa Malu a également présenté les efforts ciblés du gouvernement RD-congolais en faveur de l’éducation des filles. Elle a ainsi évoqué la mise en place de programmes de bourses, conçus pour réduire les inégalités de genre en soutenant à la fois les élèves et leurs familles. Ces initiatives visent à lever les obstacles économiques et sociaux qui freinent encore la scolarisation des jeunes filles.
Les stratégies déployées par le gouvernement
La ministre d’État s’est enfin attardée sur le programme national d’alimentation scolaire comme levier de justice sociale et d’élargissement de l’accès à l’école. Face aux défis persistants, notamment dans les zones affectées par les conflits et les déplacements de populations, la ministre d’État Raïssa Malu a insisté sur la nécessité d’adapter les réponses éducatives. Elle a mis en lumière les stratégies déployées par le gouvernement, telles que la création d’espaces temporaires d’apprentissage et la mise en place de mécanismes spécifiques pour garantir la continuité éducative des enfants en situation d’urgence.
Le lancement du Rapport GEM 2026 constitue ainsi une étape clé dans le suivi des engagements internationaux en matière d’éducation. Axé sur l’accès et l’équité, ce rapport appelle les États à renforcer l’efficacité et la justice dans l’allocation des ressources éducatives. La participation de la RD-Congo à cette tribune mondiale témoigne de sa volonté de contribuer activement aux réflexions globales sur l’avenir de l’éducation et de poursuivre ses efforts pour bâtir et consolider un système éducatif RD-congolais inclusif, équitable et résilient.

