
Au cours d’une matinée d’échanges, tenue le jeudi 18 décembre 2025 à Hilton Hôtel de Kinshasa, le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi a réaffirmé la volonté du gouvernement RD-congolais de renforcer le partenariat économique avec les États-Unis d’Amérique. Cette rencontre de haut niveau, organisée conjointement par la Présidence RD-congolaise, la Chambre de commerce américaine et l’ambassade des Etats-Unis en RD-Congo, a permis au ministre de Fwamba d’exposer sur «Les défis, opportunités et nouvelles dynamiques d’investissement dans un contexte de stabilisation régionale».
L’argentier national a saisi cette opportunité pour mettre en avant l’important potentiel économique de la RD-Congo dans les secteurs de l’énergie, de l’agriculture et du numérique. Il a en plus souligné les progrès réalisés dans l’amélioration du climat des affaires, non sans reconnaître l’ampleur des réformes à implémenter pour finaliser l’érection d’un cadre économique stable, transparent et attractif pour les investisseurs suivant la vision et la volonté politiques du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Doudou Fwamba a en outre salué la signature, début décembre à Washington, de l’accord de coopération régionale et de partenariat entre la RD-Congo et les USA, qui symbolise une avancée majeure pour la consolidation de la paix et de la stabilité, gages d’un investissement productif dans un contexte marqué par l’insécurité persistante dans l’Est du pays.
Sur le plan macroéconomique, la RD-Congo, selon le ministre des Finances, affiche des performances solides avec une croissance projetée à 5,6%, une inflation ramenée à 2,09% et une dette publique soutenable, dont le service représente environ 7% des recettes fiscales. Ces indicateurs ouvrent la voie à une première émission d’euro-obligations en 2026 sur les marchés internationaux.
En ce sens, le gouvernement RD-congolais est décidé de capitaliser ses atouts stratégiques majeurs, en termes notamment de ressources minières représentant près de 70% de la production mondiale de cobalt, un potentiel hydroélectrique estimé à 100.000 MW, ainsi que 80 millions d’hectares de terres arables, dont seulement 10% sont actuellement exploités.Le gouvernement, a-t-il poursuivi, a également annoncé une série de réformes fiscales et institutionnelles, incluant la révision de la loi sur les conventions et partenariats, l’introduction d’une clause de stabilité fiscale de 10 ans, la fixation d’un délai maximal de 90 jours pour le remboursement de la TVA, ainsi que la création progressive d’une autorité unique de perception des recettes au niveau du pouvoir central.
Par ailleurs, plusieurs projets structurants ont été mis en avant, notamment le développement de corridors économiques et ferroviaires, la modernisation des infrastructures routières et logistiques, ainsi que l’accélération de la transformation numérique à travers l’extension de la fibre optique, la connectivité satellitaire et la mise en place de data centers.
À ce titre, des accords et intentions d’investissement de plus de 1 milliard de dollars ont déjà été annoncés dans le secteur numérique. Dans son mot, le ministre des Finances a réaffirmé la détermination du gouvernement de la République de passer du diagnostic à l’action, appelant les investisseurs américains à saisir les opportunités offertes par une RDC engagée sur la voie de la stabilité, de la transparence et de la prospérité partagée.
