
Le directeur général de la société, le Pr Dr Ir Teddy Lwamba Muba, a réuni samedi 10 octobre les députés provinciaux de la ville-province de Kinshasa pour une séance d’explications sans fard sur l’état réel de la desserte électrique. «Nous avons décidé de rapprocher les élus du peuple, parce que ce sont eux les représentants légaux de la population de Kinshasa, afin de leur présenter la situation générale de la desserte en électricité et de voir ensemble comment envisager des solutions palliatives», a-t-il déclaré. Une démarche pédagogique assumée, que le patron de la SNEL inscrit dans «l’engagement de l’entreprise à accompagner la vision du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, dans le sens de l’amélioration de la qualité des services rendus à la population». Devant les élus, Teddy Lwamba a dressé un diagnostic en trois points.
D’abord, le déséquilibre structurel entre une production insuffisante et une demande qui explose dans la capitale. Ensuite, l’indisponibilité de plusieurs machines pour raisons techniques. Enfin, un casse-tête bien congolais: la maintenance. L’acquisition des pièces de rechange, soumise aux lourdeurs des procédures de marchés publics, ralentit les réparations et dégrade la qualité de la desserte.
Il a également abordé un sujet sensible: la communication autour des délestages. Informer en temps réel sans compromettre la sécurité des installations et des agents, l’équation est délicate, a-t-il reconnu. Pour sortir du face-à-face à distance, la SNEL propose une méthode: aller voir. Une descente conjointe avec les députés provinciaux est prévue sur le terrain pour leur permettre de constater les réalités des délestages, de comprendre leurs mécanismes et d’observer les interventions réalisées en cas de panne. Au-delà de la technique, l’appel est civique. Teddy Lwamba mise sur les élus pour relayer deux combats: la lutte contre le vandalisme des installations électriques et la lutte contre la fraude, deux fléaux qui plombent le réseau et aggravent les délestages.
Du côté de l’Assemblée provinciale de Kinshasa -APK-, l’initiative a été saluée. Sa vice-présidente, Germaine Tshinyama, a estimé que les échanges ont permis «de mieux comprendre les défis auxquels l’entreprise fait face et d’envisager une coopération durable au bénéfice de la population». En clair: moins de délestages subis, plus de pédagogie partagée.





