CCU: cap vers l’émergence

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En marge de la célébration de l’an 1 de l’alternance pacifique intervenue en RD-Congo, Lambert Mende Omalanga plaide pour des réformes touchant notamment aux scrutins indirects trop souvent entachés par la corruption et l’achat des consciences des grands électeurs. L’initiateur et autorité morale de la Convention des Congolais unis -CCU- estime qu’il appartient au pouvoir législatif de revisiter le cadre normatif de ces élections.  

En ce début d’année 2020, la tradition a été respectée par la direction de la Convention des Congolais unis -CCU- de Lambert Mende qui a fait un état de la situation politique ambiante en fixant le cap sur les enjeux qui lui sont prioritaires au cours de l’exercice annuel à venir. Au cours d’une matinée politique organisée en mémoire des Martyrs de l’indépendance tombés le 04 janvier 1959, l’initiateur et autorité morale de la CCU a plaidé pour des réformes touchant notamment aux scrutins indirects souvent entachés par la corruption et l’achat des consciences des grands électeurs. A quelques jours de la célébration de l’an 1de l’alternance pacifique du pouvoir intervenue en RD-Congo, le député nationale Lambert Mende a estimé que face au déficit constaté dans le chef d’un certain nombre d’animateurs des instances judiciaires appelés à gérer ces dérives, il appartient au pouvoir législatif de revisiter le cadre normatif de ces élections pour en expurger autant que possible les avatars qui ont fait l’objet d’une clameur publique frisant la tintamarre. «Mouvement lumumbiste d’avant-garde, nous maintiendrons malgré tout notre attachement aux valeurs éthiques qui nous sont chères», a-t-il déclaré, en précisant que son parti a été victime de ces dysfonctionnements, sans doute à cause de son arrimage à la moralisation de la vie politique que d’aucuns considèrent à tort comme relevant d’un banal dogmatisme désincarné. La CCU doit, a-t-il souligné,  par-dessus tout garder la tête haute et froide dans une posture de sentinelle de ces valeurs et d’antidote contre les antivaleurs, particulièrement la corruption qui continue à plomber la démocratisation effective des institutions publiques du pays. «Notre ambition de servir la Nation et de fournir à l’Etat des cadres compétents et exemplaires ne doit en aucun cas être noyée dans le flot des déceptions, des frustrations et de la démoralisation», a-t-il insisté. S’agissant de la coalition FCC-CACH, Lambert Mende a parlé de la volonté du peuple avec Joseph Kabila et Félix Tshisekedi qui ont eu le mérite de se soumettre à cet implacable verdict des urnes pour sauvegarder l’intérêt supérieur de la nation au-delà des chapelles politiques contingentes. Car, a rappelé le fondateur de la CCU, l’une des résolutions du premier séminaire politique de leur plateforme le FCC tenu récemment à Kisantu a été la confiance renouvelée en cette coalition qui a donc encore de beaux jours devant elle grâce à la clairvoyance de ses deux leaders. Lambert Mende est revenu à la charge pour condamner encore une fois les sanctions de l’Union européenne contre les personnalités RD-congolaises. Démontrant juridiquement le caractère irrationnel de ces sanctions, il est monté au créneau pour exiger la levée pour les 12 autres personnalités encore concernées.

Restructuration du parti 

Auparavant, l’assistance a pris connaissance des cadres nouvellement nommés pour assumer les fonctions de secrétaires généraux adjoints du parti. Il s’agit d’Alfred Mote qui fera l’intérim d’André Lite nommé ministre et Papy Lisasi qui remplace Albert Diheka décédé il y a quelques mois.

J.B

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