
La date du 8 mars de chaque année commémore à l’échelle planétaire la célébration de la Journée internationale des droits des femmes. L’année 2025, placée sous le thème: «Droit, égalité et autonomisation de la femme», n’a pas fait exception à cette coutume. A travers un message parvenu à «AfricaNews», Caresse Christine Kumilombo-Makelele, vice-présidente du Conseil provincial de la jeunesse de Kinshasa -CPJK-, a adressé une pensée «pleine de soutien et d’encouragement à toutes les femmes de la partie orientale du pays» qui affrontent des défis immenses avec courage et résilience. A cette occasion, elle a également lancé un message «fort» à l’endroit de la Communauté internationale, au peuple RD-congolais sur l’insécurité qui se vit dans l’Est de la RD-Congo.
«Je saisis cette occasion pour lancer, au nom du Conseil provincial de la jeunesse de Kinshasa, un message fort à la Communauté internationale, aux RD-Congolais particulièrement aux Kinois sur la recrudescence des violences basées sur le Genre qui, en cette période d’agressions de notre pays par le Rwanda, ne permet pas à la RD-Congolaise de jouir pleinement de ces droits fondamentaux; de même la recrudescence desdites violences ne lui donne plus la possibilité de s’autonomiser et de s’épanouir», a déclaré Caresse Christine Kumilombo-Makelele. La vice-présidente du CPJK a appelé la justice internationale à l’implacabilité face à la résurgence des actes de violence faite à la femme.
«J’exhorte la justice internationale à poursuivre et punir les auteurs, co-auteurs et complices de cette agression de notre pays. J’invite particulièrement les RD-Congolaises vivant dans l’Est de mon cher et beau pays à la résistance et à la résilience pour faire face à cet inhumain drame. Qu’elles sachent que nous sommes de cœur avec elles. Oui, 30 ans de guerre, ca suffit! Aujourd’hui, plus que jamais, nous sommes debout et déterminés à mettre fin à cette guerre! Plus personne ne prendra le pouvoir par les armes, renseigne notre Constitution», a-t-elle lancé. Le 1er mars dernier dans la commune de N’Djili, Caresse Christine Kumilombo-Makelele a poursuivi sa tournée pour son programme dénommé «Échos des communes», une initiative destinée à «partager les expériences et récolter les informations sur la problématique globale du genre dans diverses communes de Kinshasa».
Organisée au Lycée Sainte Germaine, cette manifestation a vu la participation des élèves de cette école ainsi que des habitants de la commune de N’Djili. Au regard de la situation sécuritaire à Goma et Bukavu marquée par la présence de l’armée rwandaise, Caresse Christine Kumilombo-Makelele a formulé des recommandations à l’endroit de la jeunesse RD-congolaise, entre autres l’adhésion à l’armée. «Cette guerre est aussi numérique, quand vous serez sur TikTok, Facebook, publiez des contenus pour essayer de combattre la désinformation, l’intox que l’agresseur s’en sert pour nous démoraliser et briser notre mental. Un patriote, c’est une personne qui a l’amour de la patrie. Notre pays est agressé et l’agresseur, c’est le Rwanda», avait-elle déclaré.
