
L’écrivain, chercheur et expert en bibliothéconomie et en bibliologie, Professeur Bob Bobutaka vient de publier, à Kinshasa, son nouvel article scientifique intitulé «Les États-Unis d’Amérique et la création du Congo léopoldien: schèmes d’archivologie et de mémoirologie». Dans ce texte, l’auteur crève l’abcès et explique la création étatique du Congo. Fondée sur deux nouvelles disciplines scientifiques, à savoir: l’archivologie et la mémoirologie, cette étude exploite les considérations sur l’archivologie et la mémoirologie. Il interroge également sur l’existence du Congo comme pays avant l’entreprise de Léopold II.
Les éléments synoptiques de l’œuvre léopoldienne au Congo, le drapeau du Texas au Congo, le rôle de Sanford dans la stratégie de la création du Congo, Henry Morton Stanley et son exploration du Sud-Est à l’Ouest du Congo, le président américain Chester et la naissance du Congo, William Henry Scheppard et le Congo et le texte du président Donald Trump dans un livre de Bob Bobutaka en 2018 sont également évoqués. Dans ce travail scientifique, Professeur Bob Bobutaka souligne qu’avant la colonisation, la RD-Congo regorgeait des populations organisées qui avaient aussi un sens de vivre ensemble. Tout en spécifiant que le royaume Kongo mais aussi les empires Lunda, Kuba et Babangi n’étaient pas pris en charge dans un même territoire reconnu, selon la légistique et le droit écrit.
D’après lui, c’est Léopold II qui a réussi à créer l’Etat indépendant du Congo, sous la conduite des États-Unis d’Amérique. Par la suite, cet expert en archives a indiqué que le Congo a d’abord été «une entreprise personnelle avant d’être coloniale». Léopold II, aborde-t-il, avait commencé son entreprise avant l’arrivée de Stanley au Congo. Foi à son épistémè, il expliqué que, déjà en 1876, le roi des Belges avait créé un comité de géographie, en invitant un grand explorateur, James Cameron.
Selon lui, c’est après cet échange que le deuxième roi des Belges a eu l’idée de créer l’Association internationale africaine -AIA- -d’où est sortie l’Association internationale du Congo -AIC. Dans son étude, l’auteur dévoile que, selon la vision de Léopold II, le pays devrait «s’étendre de l’Océan indien à l’Océan atlantique». En même temps, il note que l’entrepreneuriat économico-financier initié par Léopold II est le gage de la prise en charge des multinationales comme un autre facteur utilitaire et se trouvant parmi les acteurs essentiels à la genèse du Congo léopoldien.
Appel à la valorisation de la mémoire historique
Par ailleurs, ce professeur à l’Institut supérieur des statistiques -ISS/Kinshasa – a appelé les RD-Congolais à valoriser la mémoire historique, demandant ainsi aux têtes bien faites de la RD-Congo de ne pas jeter par la fenêtre le rôle que certains Américains ont joué dans la stratégie de la création du Congo. «Le rapprochement entre Léopold II et les États-Unis d’Amérique à travers Henry Shelton Sanford, Chester Alan Arthur, Albert Einstein, William Henry Scheppard, etc. constitue également un atout pour les RD-Congolais d’avoir comme ‘pater’ les États-Unis d’Amérique», déclare-t-il.
Selon lui, les Américains de la politique, de l’église, de la science ont œuvré pour la reconnaissance américaine du Congo. Cela s’explique lorsqu’ils ont donné le premier drapeau du Texas au Congo léopoldien depuis 1877.
Hénoc AKANO
