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Bemba: sept pages pour savonner le DG des LMC

La situation est extrêmement tendue en ce qui concerne la gestion des stratégiques droits de trafic maritime en République Démocratique du Congo. Accusé de pressions sur les Lignes maritimes congolaises -LMC-, placées sous sa tutelle, suite à des décisions jugées arbitraires et nuisibles par le banc syndical, le vice-Premier ministre en charge des Transports, voies de communication et désenclavement, Jean-Pierre Bemba Gombo, a savonné le Directeur général des LMC.

Dans un document de 7 pages adressé à la Première ministre en mai dernier, le numéro 3 du gouvernement a fait le point des griefs portés contre lui. Sans détour, Bemba a justifié l’intégration de la société PADS Corporation SARL pour la digitalisation complète de la collecte et de l’affectation des redevances maritimes.

Le VPM a présenté cette digitalisation comme «indispensable» dans la quête de maximisation des recettes de l’État, en droite ligne des instructions gouvernementales. Pour Bemba, il s’agit d’une mesure qui s’aligne sur une «décision du Conseil d’État». Entre les lignes, Jean-Pierre Bemba a pointé les lacunes de l’ancienne gestion des LMC, insistant sur le bienfondé de nouvelles orientations.

Selon lui, cette réadaptation doit permettre d’«appuyer les capacités opérationnelles des LMC SA» pour qu’elles puissent enfin exécuter pleinement les missions qui «garantissent [la] souveraineté», transformant ainsi son intervention en un véritable réquisitoire contre la résistance interne. Depuis 2024, Bemba a pris un arrêté pour réaffecter 27,5 % des revenus de la LMC vers une société privée. En interne, cette mesure a été vue comme une expropriation financière qui pourrait compromettre la souveraineté économique de l’entreprise, provoquant une révolte des marins qui s’étaient réunis le 22 avril dernier. Lisez plutôt la lettre de Jean-Pierre Bemba à Judith Suminwa.

WIDAL

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