
Des plénières ne se tiennent plus à l’Assemblée provinciale du Bas-Uélé, comme détaillé dans le tableau en fac-similé. Après l’enterrement du rapporteur de l’organe délibérant, Guy Gukpa Nzatu, décédé le 11 mai et enterré le 17 mai 2026, le vice-président assurant l’intérim du président démissionnaire s’est rendu à Kisangani pour des recherches scientifiques, bloquant ainsi délibérément le fonctionnement de la première institution provinciale pour des affaires privées. La paralysie est donc totale. L’Assemblée provinciale du Bas-Uélé donne l’image d’un organe à l’arrêt depuis l’ouverture de la session ordinaire en cours. En 37 jours, seules deux plénières ont été tenues: l’une consacrée à l’ouverture de la session, l’autre à l’adoption du calendrier. Aucun édit n’a été voté.
Aucun contrôle parlementaire n’a été exercé sur l’exécutif provincial. Les députés siègent sans avancer sur les dossiers d’intérêt public, alors qu’il ne reste que 27 jours avant la clôture de la session. «L’organe délibérant patauge. On consomme le temps sans produire le moindre résultat législatif», déplore un élu sous couvert d’anonymat, qui pointe un manque de préparation et de volonté politique. La situation inquiète aussi la Société civile.
Pour plusieurs organisations basées à Buta, l’inertie de l’Assemblée affaiblit le contrôle démocratique et laisse le champ libre à l’exécutif provincial. «À ce rythme, la session se terminera sans impact concret pour la population», s’alarme un activiste. Du côté du bureau de l’Assemblée, aucune communication officielle n’explique ce rythme ralenti. Les observateurs rappellent pourtant que la session ordinaire est le principal cadre d’expression du contrôle parlementaire et de la production législative provinciale. Avec moins de 30 jours restants, la marge de manœuvre se réduit. Si aucune plénière substantielle n’est convoquée dans les prochains jours, le Bas-Uélé risque de boucler une session blanche, marquée par l’absence de lois et l’absence de redevabilité vis-à-vis du gouvernement provincial.

