
Des condamnations continuent à tomber après les attaques à la bombe, vendredi 3 mai, au camp de déplacés de Mugunga dans l’Ouest de la ville de Goma. La dernière en date est celle de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Fonds des Nations-Unies pour la population qui ont, dans un communiqué conjoint publié ce vendredi 10 mai, alerté «sur la situation des enfants, filles et femmes victimes des bombardements dans les camps des déplacés au Nord-Kivu».
D’une seule voix, ces deux agences onusiennes ont fermement condamné ces «attaques horribles» qui «violent le droit international humanitaire en mettant en péril le caractère civil des camps et le devoir de protection des personnes déplacées».
Alors que ces explosions de bombes ont causé plusieurs morts, des blessés et des dégâts matériels importants, les deux agences onusiennes ont annoncé avoir délivré, grâce aux efforts conjoints avec d’autres partenaires, «des services psychosociaux et de santé mentale à plus de 312 personnes affectées incluant des femmes enceintes, des personnes vivant avec handicap et des victimes de violences basées sur le genre».
Cette assistance entre dans le cadre d’une réponse aux besoins les plus urgents des populations affectées dans le Nord-Kivu. «Nous veillons à la fourniture de services de santé comprenant la prise en charge médicale d’urgence et les interventions psychosociales», a déclaré Dr Boureima Hama Sambo, Représentant de l’OMS en RDC.
Toutefois, des besoins complémentaires restent encore non satisfaits dans les zones affectées. Parmi ces urgences, l’amélioration des installations sanitaires, de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène pour assurer des conditions de soins adéquates et prévenir la propagation de maladies.
Dans leur communiqué, les deux agences onusiennes ont également appelé au «renforcement de la sécurité dans les camps pour veiller à la protection des populations vulnérables contre les menaces telles que la violence, l’exploitation et les attaques extérieures» et à la «collaboration avec les autorités locales pour garantir l’accès humanitaire et établir des partenariats efficaces pour coordonner les efforts d’aide aux communautés».
Bien loin de s’arrêter, l’UNFPA entend poursuivre, selon Suzanne Mandong, son représentante a.i de UNFPA en RDC, avec la fourniture des services en santé sexuelle et reproductive, de prévention et prise en charge des violences basées sur le genre et de protection contre les abus et exploitations sexuels.
