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Arrestation d’Aubin Minaku: le Cadre de concertation dénonce une dérive autoritaire

À Kinshasa, le Cadre de concertation des forces politiques et sociales, par la voix de son coordonnateur et porte-parole Michel Mwika Banza, condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation nocturne d’Aubin Minaku. Dans une déclaration rendue publique le 18 janvier 2026, date de sa signature, la plateforme politique et sociale dénonce une opération jugée disproportionnée et contraire à la Constitution.

Le Cadre de concertation des forces politiques et sociales a réagi à l’arrestation d’Aubin Minaku, vice-président du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie -PPRD- et ancien président de l’Assemblée nationale. Dans cette déclaration signée le 18 janvier 2026 à Kinshasa, l’organisation évoque un enlèvement nocturne mené par un important dispositif de militaires lourdement armés. Selon cette structure, l’intervention des forces de sécurité a été menée de manière totalement disproportionnée à l’encontre d’une personnalité civile, connue, disposant d’une adresse officielle et ne présentant aucun danger pour l’ordre public.

Le Cadre de concertation estime que ce déploiement excessif constitue un précédent inquiétant pour l’État de droit. La plateforme condamne une pratique qu’elle qualifie de répressive, symptomatique d’une dérive autoritaire. Elle accuse les autorités de détourner les forces armées de leur vocation républicaine pour en faire un instrument d’intimidation politique et de neutralisation des voix dissidentes.

Pour le Cadre de concertation, l’arrestation de l’ancien président de l’Assemblée nationale viole la Constitution de la RD-Congo et trahit les engagements internationaux librement souscrits par l’État RD-congolais en matière de droits humains, de libertés fondamentales et de respect du pluralisme politique.

Face à cette situation, l’organisation exige la libération immédiate et sans condition d’Aubin Minaku, ainsi que celle de toutes les personnes arbitrairement privées de liberté en raison de leurs opinions, de leurs engagements politiques ou de l’exercice légitime de leur esprit critique. Elle prévient enfin que le gouvernement sera tenu pour responsable de toute atteinte à l’intégrité physique ou morale d’Aubin Minaku.

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