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Alingete: ses fleurs à la Cour des comptes après la première audience publique en matière des disciplines budgétaires

«Je félicite la Cour des comptes pour le démarrage effectif des audiences contre les auteurs des fautes de gestion. Ceci pour dire que la machine de la répression de la criminalité financière dans notre pays est en marche», s’est exprimé, mardi 7 mai, l’Inspecteur général des Finances, Jule Alingete, au terme de la première audience de la Cour des comptes siégeant en matière de discipline budgétaire et financière. En effet, comme beaucoup ont pu le constater, c’est une grande première à la Cour des comptes.

Cette institution étatique chargée du contrôle financier a, conformément à ses missions régaliennes, organisé officiellement, le mardi 7 mai dernier à son siège, sa première audience publique en matière de discipline budgétaire et financière. Ainsi que l’a si bien précisé le Procureur général près cette cour, Salomon Tudiese, «l’objectif de cette audience publique est de remplir la fonction caractéristique de la Cour des comptes qui consiste à rendre des arrêts sur les manquements de la gestion des finances publiques».

L’histoire retiendra qu’à cette première audience, trois comptables publics principaux ont comparu. Il s’agit de Iyombo Bosengele, comptable du ministère des Finances Publiques, Bienvenu Muyaka Buela, comptable public principal, et Félicien Mulunganyi, comptable public principal des recettes du district de Lukunga. Quels sont les faits retenus à leur charge? Au cours de cette comparution, les trois comptables publics devraient répondre à un seul chef d’accusation, à savoir: n’avoir pas transmis pendant le délai légal les rapports financiers des exercices budgétaires et financiers de 2020 à 2023.

Pour sa part, maître Tshipata Mulumba, président de la Chambre de discipline budgétaire et financière, s’est fait fort de rappeler le rôle des responsables de gestion des entreprises consistant à la collecte des fonds du trésor public. D’où, a-t-il précisé, les responsables des entreprises publiques sont obligés, à la fin de chaque exercice budgétaire, de déposer les états financiers à la Cour des comptes pour protéger les droits de dépenses comme l’exige la Constitution. Ce que les trois comptables n’ont pas fait. Selon maître Tshipata, «après les séances de sensibilisation, l’heure est désormais à l’application des sanctions contre les mauvais gestionnaires».

Comme d’habitude en pareil cas, le collectif des avocats de la Défense s’est employé à soulever un certain nombre d’exceptions, pour la plupart portant sur la compétence de cette Cour à juger tel ou tel autre comptable conformément au prescrit de la loi. Arguments balayés du revers de la main par l’organe de la loi. Par ailleurs, l’Inspecteur général des Finances, Jules Alingete, qui a assisté à cette première audience n’a pas caché ses sentiments.

Avec une expression qui convient, il a salué les Cours et Tribunaux ordinaires pour avoir instauré le système consistant à dénoncer les détournements des deniers publics en vue de pouvoir s’inscrire dans la vision du Chef de l’Etat consistant à combattre les antivaleurs, dans la gestion publique du pays. Et pour finir, a dit Jules Alingeti, «tout ce qui intéresse la répression sur la criminalité financière nous intéresse au plus haut niveau». A savoir que la prochaine audience sur ces trois comptables publics, dont un ne s’est pas présenté à l’audience de ce mardi, est renvoyée au mois prochain, l’affaire étant prise en délibéré.

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