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Affaire Rebo Tchulo: le Tribunal militaire rend son verdict le 20 août

Après les réquisitions du ministère public, les plaidoiries des avocats et la dernière prise de parole de chaque prévenu, le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Ngaliema a mis l’affaire en délibéré. La juridiction, présidée par le capitaine Guy Kwesh, a fixé au jeudi 20 août 2026 à 9 heures le prononcé de son verdict. À cette date, le Tribunal se prononcera sur le dossier opposant la chanteuse RD-congolaise Deborah Tshimpaka, alias Rebo Tchulo, au Parquet militaire. Au cœur de cette affaire, des accusations lourdes. Rebo Tchulo est poursuivie pour incitation présumée de militaires à poser des actes contraires à la loi et à la discipline au sein des Forces armées de la RD-Congo -FARDC. Les faits remontent à la nuit du 17 au 18 avril 2026, lorsqu’une patrouille de la Task Force s’était présentée au domicile de l’artiste.

Rebo Tchulo clame son innocence

Face aux juges, la musicienne a campé sur sa ligne de défense. D’une voix ferme, elle a clamé son innocence. «Je suis innocente. Je ne comprends pas pourquoi seul mon nom est cité dans cette affaire. Est-ce parce que je suis Rebo, artiste musicienne?», s’est-elle interrogée. L’artiste a également tenu à couper court aux rumeurs. «Je n’ai de relations avec aucune autorité, et encore moins avec un membre du gouvernement. Et des militaires ici derrière moi, je ne connais personne, je n’ai de relations avec aucun. Je ne leur avais jamais fait appel», a-t-elle martelé devant la barre, cherchant à dissiper tout soupçon de connivence. Le Parquet, lui, a déjà fait connaître ses réquisitions.

Lors de l’audience du 7 août, le magistrat militaire a requis 14 mois de servitude pénale à l’encontre de Rebo Tchulo. Le sous-lieutenant Zababu Musafiri, présenté comme le chef de la patrouille incriminée, fait, quant à lui, l’objet d’une réquisition de 40 mois de prison.

Treize autres militaires poursuivis

Ce dossier ne concerne pas uniquement la chanteuse. Treize autres militaires comparaissent également. Ils répondent de faits présumés de torture, d’extorsion, de concussion et de violation des consignes militaires. Ces faits auraient été commis à l’encontre de Platini Sadisa Kasaï. Quatre des militaires poursuivis sont toujours en fuite et sont jugés par défaut. Sur le volet des réparations, la partie civile réclame également une importante indemnisation. Les avocats de Platini Sadisa Kasaï demandent 250 000 dollars américains au titre des dommages et intérêts, une somme destinée, selon eux, à compenser le préjudice subi. Désormais, place au délibéré. Le jeudi 20 août à 9 heures, le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Ngaliema dira le droit dans cette affaire. Condamnation, acquittement, relaxe ou réparations: toutes les hypothèses restent ouvertes.

Deborah MATEYI

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