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Affaire 37 millions USD: les constructeurs des infrastructures des Jeux de la francophonie se rappellent Président Tshisekedi, ils craignent de voir ce litige se transformer en une dette intérieure définitive

Les entrepreneurs responsables des infrastructures des Jeux de la Francophonie à Kinshasa ne perdent pas espoir. Avant la fin de l’année, ils cherchent à engager une dernière démarche pour rappeler au Président Félix Tshisekedi leur situation. Des sources proches de l’affaire évoquent leurs craintes de voir ce conflit se transformer en une dette intérieure définitive.Après avoir envoyé 27 lettres qui sont restées sans réponse, ces hommes d’affaires ont récemment relancé le Président sur une créance de 37 millions de dollars, montant qui demeure impayé depuis trois ans.

Dans une lettre récemment adressée au Chef de l’État, ils ont formulé une «mise en demeure formelle et urgente», avec un ultimatum fixé au 30 décembre. Ils soulignent que cette démarche est essentielle pour maintenir la confiance des acteurs privés dans les grands projets nationaux. À ce jour, bien que les travaux soient terminés et réceptionnés, aucune réponse concrète concernant le paiement de leurs créances n’a été reçue, provoquant des difficultés majeures dans leur gestion financière.

Ces entrepreneurs, face à un blocage financier persistant, s’inquiètent de devoir abandonner, ce qui mettrait des centaines de Congolais sans emploi, en particulier dans les réseaux de sous-traitance et parmi les fournisseurs locaux. Ils affirment que cette impasse va au-delà d’un simple désaccord financier, menaçant la réputation économique du pays auprès de ses partenaires internationaux. Les IXes Jeux de la Francophonie, qui se sont tenus du 28 juillet au 6 août 2023 à Kinshasa, ont connu un franc succès, principalement grâce aux infrastructures réalisées par ces entrepreneurs, qui se considèrent comme des «partenaires loyaux et efficaces de la République Démocratique du Congo».

À travers cette mise en demeure, ils cherchent à faire valoir leurs droits, en comptant sur le «sens de l’équité» du Président et son «engagement pour un climat des affaires serein».  Ce problème n’est pas récent. Avant d’alerter les plus hautes autorités, ces investisseurs avaient tenté d’explorer toutes les options possibles.

En novembre dernier, le Directeur de cabinet du Président avait déjà été informé de cette «situation préoccupante». Les travaux avaient été réalisés «sous forte pression» à la demande de la Présidence et d’autres instances gouvernementales, afin d’assurer le succès des Jeux. zIroniquement, ces infrastructures, partiellement financées, continuent d’être utilisées pour d’autres événements sportifs internationaux, comme la récente Coupe d’Afrique des nations de handball féminin. En septembre 2026, elles seront à nouveau sollicitées pour accueillir la CAN de volley-ball. De plus, en novembre dernier, deux experts internationaux se sont rendus à Kinshasa pour évaluer ces infrastructures en vue d’organiser le championnat d’Afrique des nations de lutte. La décision repose désormais sur le Président!

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