Covid-19 en RD-Congo: les décideurs conviés à revoir leurs actions par rapport aux droits des enfants

Deux  enfants reporters encadrés par le REIPE, Ketsia Passou et Aristote Mampuya ont appelé, mardi 16 juin 2020 au cours d’une conférence de presse, les décideurs RD-congolais à renouveler leurs engagements visant la promotion des droits des enfants durant ce moment de la pandémie de la Covid-19. Selon ces derniers, le gouvernement avec ses partenaires, dont le Fonds des Nations unies pour l’enfance -UNICEF- doit travailler efficacement pour atténuer les tendances négatives liées en matière des droits de l’enfant. La RD-Congo a l’obligation de poursuivre la concrétisation des engagements pris envers la Communauté internationale, à travers la ratification des instruments juridiques des droits de l’enfant dont la Convention des droits de l’enfant -CDE- et la Charte africaine pour le droits et le bien-être de l’enfant, ont-ils laissé entendre.

Pour  Ketsia Passou, ce n’est pas tous les jours qu’il y a du courant. Il n’y a pas non plus un horaire, c’est brut. Un élève de scientifique ne peut pas suivre le même cours qu’un élève de la section coupe-couture, moins encore celui qui fait l’électricité, il est difficile que l’enseignant réalise que le cours est bien assimilé, a-t-elle révélé. De son côté, Aristote Mampuya a souligné qu’il n’y a pas d’interaction entre l’enseignant et l’apprenant. «Comment poser une question pendant le cours quand on ne comprend pas?», s’est-il interrogé, ajoutant que la formation consiste à entendre et comprendre. Ces enfants reporters reconnaissent que les cours à la télévision est une bonne initiative du gouvernement mais elle n’est pas adaptée au contexte RD-congolais.Par ailleurs, pendant cette période de la pandémie de Coronavirus, ces enfants qui sont des leaders dans leurs milieux respectifs, contribuent à leur manière à la sensibilisation à la Covid-19.

Selon, Jean Pontien, coordonnateur national du Réseau des encadreurs pour l’initiation de la participation des enfants -REIPE-, a laissé entendre que la pandémie de la Covid-19 freine les avancés enregistrées sur les thématiques liés aux droits des enfants telles que l’éducation, la santé, la survie et participation. Malgré les mesures prises pour pouvoir empêcher la propagation de cette maladie, celles-ci ont conduit à des privations momentanées de droits de l’enfant. Il y a de cela 4 ans ou 5 ans la moyenne était un enfant sur 4 enregistré à l’état-civil, mais des efforts fournis ces dernières années avec l’appuie des certains partenaires techniques et financiers -UNICEF- ont ramené ce taux presque à 2 enfants sur 4 enregistrés. Mais du fait de la Covid-19.

Avec cette pandémie, on peut remarquer que les services d’état-civil ne fonctionnent pas comme avant parce que les personnes sont appelées à rester chez elles. Placée sous le thème: «L’impact de la Covid-19 sur l’implication de droit de l’enfant en RD-Congo, cette célébration marque la Journée de l’enfant africain -JAE. Elle rappelle les manifestations des écoliers de Soweto, une banlieue de Johannesburg en Afrique du sud, les quels écoliers réclamaient contre la mauvaise qualité de l’enseignement.

Parousia MAKANZU